Laur (Webzine Veglam, Kevin K & Ricky Rat EuroTour, ex-Sparkling Bombs…)

On m’a souvent demandé « Mais tu travailles pour quel webzine ? » Aucun ! Par contre, ça me fait marrer d’être probablement la première à interviewer un webzine … mais pas que ! Laur a fondé Veglam en 99′ et a été batteur dans diverses formations, du glam à la cold wave à la pop. On portait chacun un t-shirt des SISTERS OF MERCY quand on s’est rencontrés en 2014 lors du concert des PRIMA DONNA organisé par Teenage Lust, où SUGAR SUGAAR faisait la première partie. Je ne sais plus trop comment, Guillaume en vient à m’apprendre que leur batteur est le rédacteur de Veglam ! PUTAIN, un webzine que je suis depuis mon adolescence et dont je n’aurai jamais soupçonné la présence d’un français au clavier ! Histoire de te donner une idée, tu trouveras beaucoup d’interviews et chroniques de groupes glam / punk & rock’n roll, malheureusement peu médiatisés par chez nous. Du coup, t’imagines bien que c’est le genre de personne que j’aime beaucoup rencontrer, surtout quand ils ont une expérience riche à partager, à la fois avec passion et humilité. On s’est recroisés plus tard sur une tournée de KEVIN K, puis comme il était de passage à Paris en mars dernier, nous nous sommes revus autour d’une bière au Dr Feelgood pour le blog !

(Photo de couverture: RICKY RAT Tour 2012, pic de Delphine Tournier)

 

2009, Clip de Sparkling Bombs
2009, Clip de Sparkling Bombs

 

      • Du coup il va falloir que tu me dises un peu ton « historique », je ne sais pas si t’as un genre de biographie sur le net, j’ai pas eu le temps de trop fouiner ! (rires) (Alicia)

      • Euh, si je dois repartir du début, le premier groupe avec qui j’ai tourné c’est SPARKLING BOMBS, avec qui j’ai tourné régulièrement on va dire… (Laur)

      • Ça c’était vers quelles années à peu près ?

      • De 2001 à 2010. On a tourné un peu partout en France, en Europe, un peu aux Etats-Unis, Côte Ouest. Après j’ai joué à droite et à gauche, avec un groupe de Paris, GUTTERCATS, on est beaucoup à être passés dedans… Avec KEVIN K que tu connais, trois tournées avec lui pour l’instant. RICKY RAT en solo aussi, deux tournées avec lui.

      • Toujours sur l’Europe où tu as joué ailleurs avec eux ?

      • Uniquement l’Europe parce qu’ils fonctionnent avec des backing band américains aux Etats-Unis. Sinon j’en oublie peut-être… ça reviendra !

      • C’est déjà pas mal ! Alors SPARKLING BOMBS tu te rappelles d’anecdotes particulières ?

      • Ouais il y en a pas mal… J’essaie de me rappeler de dates… Bon après ça dépend du type d’anecdotes que tu veux, des trucs qui nous tiennent à cœur comme ouvrir pour les NEW YORK DOLLS ou la reformation des LORDS OF THE NEW CHURCH tout ça, c’est des trucs sympas ! Il peut y avoir aussi des trucs rigolos là-dedans, boire des coups avec Sylvain Sylvain pendant que David Johansen fait son yoga, Sylvain avait ensuite décoré la pochette du vinyl que j’avais apporté d’une moustache d’Hitler sur le visage de Johansen (rires) qui n’avait apparemment pas apprécié quand Sylvain avait demandé sur scène si Strasbourg était français ou allemand. Les (new)LORDS OF THE NEW CHURCH, ils avaient un chanteur… un mec qui était dans le groupe, mais qui n’avait pas vraiment de légitimité pour succéder à Stiv, ça énervait d’ailleurs pas mal certains membres du groupe ! Il avait toujours un tambourin, et les autres l’avaient balancé par la fenêtre du van pendant qu’il dormait parce qu’il en jouait vraiment n’importe comment, et le soir même, alors que le mec cherchait désespérément son tambourin partout, notre chanteur lui fait « Hey ! J’ai un tambourin si tu veux j’te le prête ! » et les autres le regardaient avec des yeux comme ça…

         

        Merch Lords of The New Church & Sparkling Bombs
        Merch Lords of The New Church & Sparkling Bombs
      • Ouais ben je prends tout en histoires, ça peut être des rencontres avec des groupes qui vous tiennent à cœur comme tu dis, ou des galères sur la route, de van paumé…

      • Non, ça on n’a pas trop eu avec SPARKLING, mais avec KEVIN K, on s’est fait enlever le van une fois à Aachen en Allemagne, on n’avait pas vu le panneau « interdit de stationner », de nuit, caché par une branche. Flippant d’arriver le matin, et genre, « Euh, on n’était pas garé ici ? »… Sinon, avec SPARKLING BOMBS, aux Etats-Unis il y a eu quelques trucs intéressants, on jouait parfois dans des strip-clubs, je dois dire qu’on a connu pire niveau loges pour se changer !

      • Comment ça s’était goupillé cette tournée ?

      • En fait on s’était dit que ce serait pas mal de faire ça parce que j’avais assez de contacts là-bas pour pouvoir le faire. On était tous libres, on savait que ça allait nous coûter de l’argent parce que tu tournes là-bas, ça ne te rapporte rien, c’est clair ! Donc on l’a fait… sept ou huit dates. Au départ on ne devait en avoir que quatre, et le reste s’est greffé au fur et à mesure, des concerts variés, clubs, fête d’anniversaire …

      • Vous avez loué un van sur place ?

      • Une voiture, on avait le minimum de matériel, on se déplaçait même en bus à L.A., avec les freaks. D’ailleurs c’était quelque chose ces bus, on y a vu des cafards, un chauffeur qui ne rend pas la monnaie parce qu’il n’avait pas accès à la caisse, d’autres qui ne nous faisaient pas payer, et le meilleur, un qui nous arrête en plein Sunset Bd parce qu’il n’avait plus d’essence ! En fait, on jouait sur les backline que les groupes que je connais nous prêtaient quand on jouait avec eux, et certains clubs ont des backline sur place…

      • Tu connaissais déjà des groupes avec qui jouer, t’avais demandé à faire des affiches communes ?

      • Oui, et aussi un mec, Happenin’ Harry nous a aussi trouvé quelques dates, un groupe qui s’appelle REBEL REBEL également… Anecdote marrante : quand on jouait à Las Vegas c’était Brent Muscat de FASTER PUSSYCAT qui nous faisait jouer, on a eu la surprise de voir arriver Chris, le chanteur de FUNHOUSE, qui avait voyagé de Los Angeles en avion sans nous prévenir, il est d’ailleurs reparti assis à côté de Perry Farrell, JANE’S ADDICTION, qui était à l’anniversaire de Slash, et qui pensait que Chris y était également! Bref, on arrive au concert, déjà, étrange sensation de voir Brent Muscat, un mec dont j’écoute les disques depuis que je suis ado, venir régler nos amplis sur scène! Chris FUNHOUSE nous dit « Ouais, si vous voulez après il y a une after, ça vous dit de venir ? » – « Bah ouais, ouais ! », je m’attendais à un petit truc… On passe devant le strip à Las Vegas et je vois le gros immeuble avec le logo Playboy, l’immeuble s’appelle Palms (ndlr : Palms Casino Resort) et je dis en rigolant « C’est ici ! » et il me dit « Bah ouais ! » (rires) On arrive avec notre petite voiture louée, juste devant il y avait des voituriers, ils nous ouvrent la porte… Nous on était encore avec notre maquillage dégoulinant…

         

        Vue depuis l'after à Las Vegas !
        Vue depuis l’after à Las Vegas !

         

      • (rires) C’est normal à Las Vegas !

      • Fringues vinyles tu vois… Les mecs étaient là « Messieurs, Mesdames, si vous voulez bien vous donner la peine … » (rires) Et en fait la fête avait lieu au cinquante-troisième étage de l’immeuble, on est arrivés à l’intérieur, c’était vraiment le trip américain, du GUNS’N ROSES dans la sono, des filles sur des poteaux qui tournent (rires) Enfin des trucs qui ne peuvent pas vraiment t’arriver en France, ou plus que rarement ! Avec SPARKLING… Après ça date un petit peu alors la mémoire, difficile à retrouver…

         

        Sparkling Bombs & Brent Muscat
        Sparkling Bombs & Brent Muscat

         

      • Et en Europe comment vous vous êtes retrouvés … c’était en Europe les premières parties de LORDS OF THE NEW CHURCH ?

      • Ouais, en fait ils faisaient six dates en France et on faisait les six avec eux grâce à Teenage Head booking à l’époque. NEW YORK DOLLS c’était à Strasbourg, à La Laiterie.

      • Je crois que j’avais raté la date à Toulouse… C’était il y a quelques années non ? (ndlr : ah, avril 2011 à la Dynamo, date unique en France) 

      • Là c’était au début de la reformation, ça devait être début 2006. C’était assez drôle c’était vraiment dans le trip glam… Ca me fait penser aux anecdotes de préparation, parce que parfois il n’y a pas de backstage, tu vas dans les voitures pour te maquiller, tu te fais surprendre par les gens quand t’es en train d’enfiler des bas résilles sur les bras (rires) T’as pas toujours une belle salle backstage avec des lumières autour d’un miroir (rires). Ceci dit, ces histoires de look nous ont parfois aidé, comme quand on s’était fait arrêter par une voiture de police aux Etats-Unis et qu’on ne savait pas qu’il était interdit de transporter des bouteilles d’alcool dans une voiture, elles doivent être dans le coffre. Notre guitariste Lady Bittersweet conduisait, encore avec ses habits de scène, le flic la fait sortir pour la questionner, ça prenait du temps, on commençait à bien flipper… En fait il essayait tout simplement de la draguer et lui racontait ses vacances en France !

      • (rires) L’envers du décor insolite des tournées glam !

         

      • Ouais ! C’est vrai que ça rajoute un truc de préparatif. Je me souviens, à un festival, notre guitariste mettait des lentilles de contact jaunes sur scène à cette époque, malheureusement, vu qu’on devait se presser et qu’on avait toujours des tas de produits de maquillage éparpillés, il s’est trompé et a appliqué du dissolvant sur ses yeux au lieu du produit prévu ! On l’entendait hurler, et on croyait qu’il déconnait, alors on continuait tous à se maquiller tranquillement !

        Sparkling Bombs Tour
        Sparkling Bombs Tour

         

      • Ricky Rat comment tu l’as connu ?

      • Je l’ai connu par Veglam au départ. Alors c’est drôle, c’était vraiment au début de Veglam, genre en 99’ un truc comme ça, j’avais une page AOL toute pourrie (rires) enfin je découvrais vraiment le truc, avant je faisais du fanzine papier…

      • Sous le même nom ?

      • Non non des trucs plus punk/hardcore. Ricky et les TRASH BRATS, c’est un des premiers groupes que j’ai découvert dans le glam punk avec Internet en gros, parce que toutes les années 90’s je les ai plus passées dans le punk / hardcore… J’étais un peu déçu par ce qui se faisait à cette période… avec les groupes « mainstreams », il n’y avait plus rien de vraiment rock’n’roll, j’aimais bien le glam 80’s tout ça…

      • Après c’était en plein déclin…

      • Du coup je me suis plus intéressé à la frange punk hardcore, je me reconnaissais plus là-dedans que dans le grunge par exemple même si il y avait quelques trucs sympas… La fusion, au début ça allait, il y avait des trucs pas mal. Et puis quand j’ai commencé à m’intéresser à Internet et que j’ai découvert quelques groupes comme HOLLYWOOD TEASE, TRASH BRATS… Je me suis dit « Woaw ! Il y a encore des mecs qui font ça ! » (rires)

      • Je crois qu’il a relancé une date avec les TRASH BRATS là d’ailleurs ?

      • Ouais ils font une date de réunion par an ! Ils ne veulent plus tourner parce qu’ils ont presque tous des familles, tout ça… Par contre ils se font plaisir en jouant à Detroit, comme ça marche bien, ils remplissent ! Donc Ricky, je l’ai rencontré pour la première fois quand il jouait avec KEVIN K, ils sont passés à Besançon, donc automatiquement… « Tiens, c’est toi qui fait le webzine ? » C’était cool de se rencontrer, ça faisait déjà quelques années qu’on discutait sur Internet ! Anecdote drôle d’ailleurs c’est qu’il a retrouvé la première lettre de fan français écrite aux TRASH BRATS dans les 80s, et c’était quelqu’un de Besançon, comme quoi… Après il a eu un peu son port d’attache dans la ville. Pour KEVIN K, quand son batteur a décidé d’arrêter, Kevin qui aimait bien SPARKLING BOMBS a tout de suite pensé à moi ! Quand il m’a demandé, SPARKLING venait d’arrêter, donc pas de problèmes, et c’est là aussi que les rapports avec Ricky se sont plus solidifiés. Et quand Ricky a décidé de tourner en solo en Europe, automatiquement la première personne à qui il a demandé c’était moi.

         

        Ricky Rat, 2012 euro line-up, Pic de Mat Brashi
        Ricky Rat, 2012 euro line-up, Pic de Mat Brashi

         

      • Vous avez fait quels pays en Europe ?

      • Allemagne, France, Autriche, Belgique, Suisse, Italie. Alors, l’Italie c’est le plus épique au niveau anecdotes, parce qu’en Italie tu ne sais jamais comment ça va se passer…

      • A quel niveau ?

      • A tous les niveaux ! L’organisation, t’en as pas vraiment…

      • Ouais t’es le deuxième à m’en parler de l’organisation à l’italienne ! (rires)

      • Il n’y en a pas à proprement parler, c’est ça ! Tu te retrouves dans des plans… tu ne sais jamais ce qu’il va se passer ! On a fait un concert à Modène, il n’y avait pas de sono vingt-cinq minutes avant de monter sur scène ! Les mecs nous faisaient « Ne vous inquiétez pas ça va arriver ! », on regardait l’heure depuis deux heures… Et en effet en dix minutes t’as trois / quatre mecs qui arrivent et qui te montent la sono super rapidement ! Avec ce pays ça le fait toujours au dernier moment ! Tu paniques à fond tout le temps et au dernier moment ça le fait ! Une autre fois, à Bologne, les mecs du club ont dû fracturer la porte du club, le Freak Out, pour nous faire rentrer, ne me demande pas pourquoi ! (rires)

         

        L'ouverture du Freak Out Club
        L’ouverture du Freak Out Club
      • L’Allemagne est plus réputée pour être carrée c’est ça ?

      • Ouais ouais… clairement. En Italie d’ailleurs la première tournée qu’on a fait avec RICKY RAT c’était avec Max et Alby, deux jeunes italiens à la guitare et à la basse, et jusqu’à un jour avant la première date on n’avait même pas de van pour tourner ! Les mecs avaient dit « Ouais boh on se charge de trouver un van en Italie », on devait répéter en Italie : au lieu de faire quatre répétitions, on en fait qu’une seule ! Une fois il y a un des mecs qui avait perdu les clefs du local, l’autre fois… (rires) Enfin il y a eu plein de galères comme ça !

      • Ca s’améliorait au fur et à mesure des dates !

      • Ricky rigole toujours quand il me raconte parfois cette anecdote quand on était chez Lester… Ben tu vois qui c’est ?

      • Ouais ouais !(ndlr : Lester Greenowski, le même dont on parle avec Mark de BUBBLEGUM SCREW en article précédent !)

      • En fait on était à l’étage, et puis, avec Ricky, on stressait parce qu’on n’avait pas de van, on devait partir le lendemain… Et les italiens étaient en bas, avec une guitare sèche, ils chantaient des chansons des DOGS D’AMOUR et buvaient du café, complètement détendus ! (rires) Et là Lester « Hey les gars j’ai trouvé un van ! … A 25 km. ». On regarde l’heure, on se dit « Ouais, l’Italie ça ferme assez tôt quand même », il était quoi, 18h… On y va rapidement, on arrive devant le local : fermé ! Lester regarde par la fenêtre et il fait « Les gars, la bonne nouvelle c’est que je vois un van. Et il est pour nous ! » (rires) Donc on est retournés le lendemain matin, le jour même du début de la tournée, pour prendre le van qui n’était même pas réservé hein, forcément ! Et par chance, par « chance italienne » je vais dire, le van était libre, et même pas cher à la location, incroyable !

      • Comme quoi le dernier moment marche vraiment là-bas !

      • Ah ouais non mais… Et un des plans les plus fous… C’était à une ville près de Modène une fois de plus, j’étais malade, j’avais des allergies, au pollen et tout … Le nez qui coulait en jouant, c’était horrible ! Et on jouait dans un endroit, c’était marqué « Biker Club », un peu Sons of Anarchy tu vois ? On commence les balances, ça résonne, mais un truc de malade quoi ! Je me suis dit « Ca va me casser la tête » et il y avait des petits canapés donc je m’installe pour me coucher un peu et d’un seul coup j’entends « brouuuuuuuuuu ! » (ndlr : bon l’inconvénient des interviews live est de te retranscrire les onomatopées et les « Il a eu des yeux comme ça » mais je suis sûre que tu es plein d’imagination !) et j’ai un phare qui m’éclaire le visage comme ça, je regarde, et les mecs rentraient en moto dans le bar ! (rires) Jusqu’au comptoir, pour aller commander ! T’avais toutes les vapeurs, fumées… dans la salle quoi !

      • Allergie et diesel ! Le parfait combo !

         

        Ricky, Lester & Laur
        Ricky, Lester & Laur

         

      • C’est ça, j’ai cru que j’allais mourir ce soir-là ! (rires) Mais bon ça fait des souvenirs à se raconter après ! En Allemagne, c’est vrai qu’on insiste souvent sur le côté carré des allemands, stricte organisation… C’est vrai dans beaucoup de villes, au Wild at Heart à Berlin par exemple, mais t’as quand même quelques villes où c’est un peu plus free. Je me rappelle sur une tournée… Je ne sais plus le nom de la ville je pourrai peut-être te la retrouver… c’était dans un patelin, un petit village…

      • Ah c’est pas le mec qui fait des soirées Dj de temps en temps ? Qui a un super bar paumé en Bavière !

      • Le Paunchy Cats Inn ?

      • Voilà !

      • Non c’était pas celui-là, mais j’y ai joué aussi ! C’est un peu le même genre, c’est un mec plus âgé, gros fan de hard rock, le mec a des enceintes partout dans sa maison! Tu sais il a son appart au-dessus du bar, dans toutes les pièces il met du ACCEPT, SAXON… Et il te réveille comme ça ! Le matin où on dormait dans son appart, le bassiste avait sa tête près de l’enceinte… PAF ! (rires) Le mec nous réveille pour aller visiter les distilleries de bière alors que nous… on aurait préféré dormir ! Le mec nous amène, on s’arrête, on croyait qu’ils allaient prendre de l’essence, non, ils vont acheter des bières ! Des bières pour aller à la distillerie ! (rires) Une fois là-bas tu vois les mecs qui font leur sport, leur footing… le matin, qui s’arrêtent à la distillerie pour boire des coups (rires).

      • Remarque c’est vrai qu’en Allemagne la bière c’est un peu plus…

      • Une religion ?

      • Ouais ! A Berlin je voyais plein d’usagers du métro avec leur bière à la main en pleine après-midi et ce n’est pas choquant ! Ici bon avec une bière dans le métro tu es un peu le punk à chien ou l’alcoolique du coin… Et vous avez joué avec des groupes sympas, que t’as bien aimé en particulier ? Ou des mecs que t’étais content de rencontrer ?

      • Sinon, après, on se rend compte aussi vite fait que…

      • Le monde du rock’n roll est petit ?

      • Ouais c’est ça quoi ! Que c’est un milieu petit et que dans chaque groupe tu retrouves quelqu’un que tu connais, ou un ami d’un ami, quelqu’un qui m’a envoyé un truc pour le webzine… il y a toujours quelque chose comme ça ! Même la première fois que je suis allé à Los Angeles, le premier soir, dans un club quelqu’un vient me voir « Hey Laur ! », un mec d’un groupe glam avec qui j’avais discuté à l’époque sur le forum Glitzine… Il y a toujours de bonnes surprises, oui, et la plupart des groupes sont sympas ! J’avais bien aimé les CYNICS pour qui KEVIN K avait ouvert, je connaissais que de nom à l’époque.

      • Connais pas !

      • Truc de garage… Le garage ça marche super bien en Espagne ! On était à Madrid… Ca a un petit côté italien Madrid aussi bien qu’on soit en Espagne… T’arrives dans la salle il n’y a strictement personne ! Après c’était organisé par le tourneur des Cynics directement, et il avait l’air un peu perdu ! C’était un bon club, El Sol, ça jouait devant 300 personnes ! Le mec à la sono faisait la balance sur scène avec son PC portable, Kevin pensait qu’il checkait ses mails ! Bonne soirée, le chanteur des Cynics qui me dit, une bouteille de whisky à la main « Ouais, baby je ne bois pas ce soir, je préserve ma voix… » et après, à l’after le premier que je vois devant le Louie Louie bar en train de boire sa pinte de « WINWEE » c’était lui ! (rires) On l’a ramené, on était obligés de le porter, les membres de son groupe et son manager l’avaient abandonné ! Il y a des anecdotes sympas, les espagnols sont tellement… Enfin ils s’expriment vachement en fait ! Tu vois même si t’as dix personnes au concert ils viennent devant, ils dansent… A Madrid une fille m’a dit « Oh, you’re a glam God ! », comme ça, alors que je faisais la queue pour aller aux toilettes ! (rires) Ah bon ? Merci !… Dans le même genre, un mec en Allemagne m’a dit une fois après un concert « J’aimerais qu’un batteur comme toi joue à mes funérailles », j’ai pris ça comme un immense compliment !

      • Ca fait toujours plaisir ! Et avec KEVIN K, pareil, d’autres dates européennes ?

      • Oui, ce qui est bien avec Kevin, c’est qu’il a … un petit nom ! Parce que Ricky même si avec les TRASH BRATS et tout… KEVIN K a quand même ce petit côté légende loser culte new-yorkais, ce qui fait qu’il a un meilleur following dans chaque pays, surtout en Allemagne, des gens qui viennent et font signer tous leurs disques et tout, lui offrent des cadeaux… Il est passionné par la deuxième Guerre mondiale ! Son père a fait le débarquement en fait, et du coup c’est moitié tournée / moitié cours d’Histoire (rires), comme je lui disais j’ai appris beaucoup plus en tournée avec lui que sur les bancs de l’école parce que dès qu’on a un jour off, c’est direct « Ouais on va visiter ça, ou ce musée… » Après, parfois fois on est obligés de le recadrer un peu parce qu’il n’a pas ce recul que nous on a, par exemple par rapport aux objets nazis ! Lui, aime bien en acheter, comme ça, pour les ramener chez lui.

         

        Day Off en tournée
        Day Off en tournée

         

      • Jamais eu de problèmes avec ça aux douanes ?

      • Ouais j’ai déjà eu peur ! Par exemple en Autriche on est rentrés dans une boutique qui était vraiment cheloue avec un vieux mec, il nous regarde et nous trouve sûrement bizarre à cause des looks, Kevin trouve une photo d’époque d’un officier nazi dans le shop, et le mec lui fait « Vous êtes intéressé par ça ? », et là il lui ramène des passeports nazi d’époque ! Kevin était fou, il a fait « Oh j’en achète deux ! » et je lui dis : « Non mais là, Kevin… »

      • (rires) « Là on est mal si on se fait arrêter ! »

      • Les autrichiens sont décomplexés par rapport à ça, mais après les allemands beaucoup moins, quoi ! Il me dit « Ben pourquoi ? C’est comme un trophée de chasse… » (rires) Je lui ai dit de bien les cacher et ça n’a pas loupé on s’est fait arrêter trois fois par les douanes. Les douanes volantes tu sais, tu te fais arrêter sur la route, ils voient les vans… Par contre les étaient super cools ! Ils nous voyaient … « Vous êtes un groupe de rock non ? Quel style ? » (rires)

      • « Encore un ! »

      • On leur disait « Ramones, tout ça… », les mecs discutaient… Jamais vu des douaniers aussi cool qu’entre l’Autriche et en Allemagne !

         

        Kevin K Tour 2012, Pic par Christophe Harter
        Kevin K Tour 2012, Pic par Christophe Harter

         

      • Et en dehors des tournées où t’es zicos de session, est-ce que t’as participé sur des albums à des enregistrements, des choses comme ça ? En guest ?

      • Avec Kevin on a fait un album l’an dernier…. Sinon GUTTERCATS j’ai fait une partie de leur avant-dernier album, SUGAR SUGAAR aussi, quelques titres du EP et l’album…

      • Ah oui c’est vrai c’est presque le plus récent et je l’avais complètement oublié ! (rires)

      • Ouais. Sinon c’est des petits trucs genre des backing vocals sur l’album de Lester, des trucs comme ça. Une anecdote drôle aussi ! En revenant sur la partie Etats-Unis, à Los Angeles, on a eu un tremblement de terre ! Le plus gros depuis… euh… tu sais qu’ils en ont eu un très gros dans les 90s, et après sur l’échelle de Richter c’est un des plus importants qu’ils aient eu. On était dans le motel, le bassiste était sous la douche, la guitariste au bord de la piscine, le chanteur se promenait dans les rues… Chacun était dans un coin, on a tous vécu le truc différemment ! Moi j’étais dans la chambre, j’ai réalisé quand j’ai entendu les gens crier, ça tremblait, ça faisait vraiment peur parce qu’on a l’impression que ça dure une éternité !

      • Et c’était quoi ton premier réflexe ?

      • En fait… Mon premier réflexe c’est con mais…

      • (rires) C’est souvent ça, c’est pour ça que je pose cette question !

      • Ben j’ai vu genre un épitaphe quoi ! « Né à Belfort, mort à Hollywood » (rires) Et j’ai pensé « Bon ben ce sera pas si mal en fin de compte ! » (rires)

      • Ouais plutôt classe « Mort en tournée ! »

      • Ah non mais c’est con ! Un truc comme ça quand ça t’arrive… Et le plus gros, c’était le bassiste qui ne réalisait pas, je fais « Putain il y a un tremblement de terre ! », je voyais les femmes de ménage qui sortaient et qui criaient et le bassiste « Boh qu’est-ce qu’il y a ? » tranquille sous la douche ! (rires) Ca pareil, faut que ça arrive quand on y est, non mais le truc… Sachant que quelques années avant ça, je m’étais retrouvé avec les réfugiés de New Orleans à cause de l’ouragan Katrina ! Je me suis dit merde ! Ce sera quoi, la prochaine fois ?

      • Et avec Veglam tu fais souvent les interviews à distance ou c’est arrivé que tu sois allé rencontrer directement les zicos ? Ben par exemple les Etats-Unis je crois que t’y as voyagé aussi en dehors des tournées non ?

      • Ouais, les deux on va dire ! C’est vrai que le Net maintenant c’est la facilité, t’envoies les questions… (ndlr : ben merde, moi quand je pense que pour certains groupes j’attends la réponse à UNE question depuis des mois alors que le reste de l’article est prêt… ahah !) … Après le côté discussion c’est vachement intéressant je trouve parce que… même si c’est moins réfléchi… Parce que là par exemple je vais me dire après « Oh ben mince j’ai oublié de lui raconter ça ! » et en fin de compte…

      • Il y a toujours des histoires qui ressortent ou on peut rebondir sur des sujets différents !

      • Ouais. Sinon pareil, j’ai des anecdotes qui me reviennent des Etats-Unis où genre le mec qui nous faisait jouer nous dit « Ouais, venez à mon anniversaire, il y a les gens de SCORPIONS qui seront là… » Et on arrive le soir même, il faisait la gueule… « Qu’est-ce qu’il se passe ? » – « Les mecs de THE SCORPIONS (je ne sais pas pourquoi ils disent tous « The » hein !) ne peuvent plus venir, je suis dégoûté, ils ont dû aller faire une journée promo ailleurs et tout… » Mais bon, t’avais quand même des mecs de QUIET RIOT, QUEEN OF THE STONE AGE, les mecs de VH1 qui présentaient, des filles PlayBoy… Voilà quoi, ça restait quand même une bonne soirée ! (rires) Un soir il s’embêtait dans une fête à Beverly Hills, il nous a rejoint dans notre Motel, mais il avait pris soin d’inviter tous ses potes par SMS, on a cru qu’on allait se faire virer en voyant de nouvelles personnes se pointer tous les cinq minutes, les mecs de la chambre à côté hallucinaient, prenaient des photos avec les filles qu’il avait ramené et pensaient qu’on était un groupe connu ! Au concert au Cat Club, il avait ramené les mecs de MURDERDOLLS… On est allés manger avec le batteur après au Rainbow, vraiment sympa quoi ! Ce soir-là, un de des potes de Harry voulait nous placer sur une tournée L.A. GUNS/FASTER PUSSYCAT en remplacement de dernière minute d’un autre groupe, lui était prêt à nous faire du merchandising rapidement et tout, mais il fallait être à Chicago le lendemain, et deux membres de SPARKLING prenaient justement l’avion le lendemain pour retourner bosser en France… Un de mes plus gros regrets avec SPARKLING BOMBS !

      • Tiens bah Acey Slade t’avais fait une interview je crois ? Lui tu l’avais rencontré ?

      • Oui ! Je l’ai interviewé avant ou après… En fait au départ je devais le faire jouer sur une tournée, ça n’a pas pu se faire, après il était passé à Bâle, en Suisse, c’est pas très loin de Besançon. Il m’avait invité au concert, et malheureusement je me suis fait arrêté par la douane en y allant, ils m’ont retenu une demi-heure le temps de fouiller, tout ça… pour chercher de la drogue. J’arrive, j’étais hyper mal, j’étais désolé ! C’était en pleine première partie des BACKYARD BABIES…

      • Ah la belle affiche !

      • Ouais ! Du coup je les ai loupé, ils sortaient de scène… Lui était quand même super content de me voir, il m’a filé un t-shirt et tout… Super sympa !

      • C’était avec THE DARK PARTY ou TRASHLIGHT VISION ?

      • TRASHLIGHT !

      • Pfff ça j’aurai bien aimé voir !

      • Ben ouais c’était bien à cette époque-là ! On aurait dû les faire jouer, ils galéraient pour trouver des dates en France…

      • Un peu comme MURDERDOLLS ou WEDNESDAY 13, on a l’impression qu’en Angleterre ça marche d’enfer mais ici… Il va y avoir une date à Paris, et ciao !

      • C’est ça, après ça file en Allemagne ! Et en fait, pour en revenir à ce mec qui nous a fait jouer au Cat Club, Harry, je l’avais connu en 2005, c’est un mec qui est très show off, très Hollywood… Il y a des gens qui ne l’aiment pas trop là-bas à cause de ça… tu vois, il montre qu’il connait du monde, il appelle des actrices porno au téléphone et parle bien fort et tout, moi ça me fait rire tu vois, tellement de décalage avec le côté européen. C’est comme ça qu’il m’a présenté à C.C. de POISON, qui a fini en prison ce soir-là… (rires) Genre il était dans un état pas possible… Le lendemain je vais sur Metal Sludge, je vois dans les newz « C.C. DeVille arrêté la nuit dernière », conduite en état d’ivresse. Il y avait Ginger Fish aussi, batteur de MARILYN MANSON ce soir-là, mais lui ne buvait pas… Cette année c’était bizarre je n’ai pas arrêté de rencontrer des membres de MARILYN MANSON, Jeordie White, Twiggy Ramirez aussi… J’étais à une terrasse, avec un t-shirt de BOWIE, et là, Twiggy, je ne l’avais même pas reconnu ! Il vient près de moi et me fait « Hey cool ton t-shirt… » je lui dit « Merci ! », on échange deux-trois mots comme ça… Et j’étais avec une copine, elle me fait « Mais t’étais en train de parler avec Twiggy Ramirez ?! »

      • (rires) « Whaaaaaaaat ?! »

      • Pour moi c’était un mec sympa qu’avait trouvé mon t-shirt de Bowie cool ! (rires)

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      • Et dans les interviews « live » lesquelles t’ont le plus marqué ? Genre comme un rêve de gamin un peu de rencontrer tel gars…

      • Alors euh… Je pense qu’il faudrait que je regarde ma liste ! Une des premières que j’ai fait en live qu’était vraiment sympa… C’était l’époque où on aidait une assoc « Zone 51 » à faire jouer des groupes en Alsace, on a fait jouer AMERICAN HEARTBREAK, avec REVOLVERS en première partie, groupe allemand, on est allés à l’hôtel avec eux…. Interview bien arrosée on va dire ! Ca a permis de créer des liens après avec Adam, qui s’est retrouvé dans les LORDS quelques années après, puis BLACK HALOS ! On est toujours restés en contact, d’ailleurs encore avant-hier on s’envoyait des messages, On a découvert pas mal de groupes communs qu’on admire les deux, et quelque part, cette date tombait juste au moment où la scène punk rock’n’roll glammy renaissait de ses cendres, vers 2001. Sinon dans les personnes… Ouais… Alors bizarrement aussi dès fois je n’ai pas saisi l’opportunité ! Je ne sais pas si c’est parce que je n’osais pas ou… Comme les NEW YORK DOLLS j’aurai pu. Non, par contre j’ai interviewé Sami Yaffa et Steve Conte après par mail. Sinon, il y a eu JUNKYARD aussi, leur chanteur David Roach. J’écoute ce groupe depuis que je suis ado, ils m’ont bien marqué à l’époque, et malgré leur image de bad boys, je me suis retrouvé devant un mec timide, touchant, qui a eu pas mal de problèmes d’alcool dans le passé et le split du groupe dans les 90s n’a pas du arranger la situation. Il avait l’air marqué par la vie, mais content que le groupe se soit reformé, et de pouvoir en parler … Après…. Ah mais il y a BACKYARD BABIES par exemple ! C’était assez épique ! C’était à Paris, à Pigalle dans un bar. Les magazines étaient venus à la chaîne, je crois que j’étais le seul webzine, c’était à l’époque de « Making enemies is good ». Dregen était dans un état…

      • Avancé ? (rires)

      • Je ne sais pas si c’était de la veille… J’ai l’impression que c’était de la veille, il est arrivé avec un t-shirt de Mickey blanc ultra-dégueulasse, genre il n’était plus blanc il était gris/jaune ! Le maquillage qui coulait, il dégageait une certaine odeur… (rires) Et en fait, on a bien déliré, il aime plein de groupes que j’aime bien aussi, on arrêtait pas de parler de disques ! T’avais leur attaché presse qui n’arrêtait pas de le speeder « Ouais vous prenez trop de temps », tu sais t’as les autres journalistes qui attendaient derrière et Dregen était là « Non c’est bon, on discute et c’est intéressant ! »

      • « Ouais pour une fois que c’est intéressant », parce que c’est vrai que la plupart des journalistes c’est les mêmes questions en boucle !

      • Ben c’est ça ! Il était super content de parler avec des gens qui avaient les mêmes références que lui ! Le soir on devait se retrouver, ça ne s’est pas fait, parce qu’ils allaient au concert de FEAR FACTORY je crois.

      • Et du coup maintenant tu fais de l’événementiel à Besançon avec Bad Obsession Prod’ ?

      • Ouais ouais, c’est une petite assoc assez récente…

      • T’as monté ça il y a combien de temps ?

      • Alors c’est pas moi qui suis à l’origine de Bad Obsession prod, c’est un copain qui s’appelle Alex et qui m’a demandé de participer comme j’ai pas mal de contacts, via les tournées ou le webzine, c’est vrai que j’ai toujours des groupes qui me demandent « Ouais tu crois qu’on pourrait jouer dans le coin ? » C’est vrai que Besançon c’est dans l’Est…

      • A mi-chemin pour aller sur la Suisse ou l’Allemagne…

      • On est bien placés, souvent des groupes passent en tournée, t’as des dates en France à Paris, Besançon… voir même qui ne passent pas par Paris mais uniquement l’Est genre Strasbourg. Et donc mon pote était super motivé pour faire cette assoc, et faire jouer des styles peu représentés dans le coin, pour l’instant ça se passe pas mal, on aimerait bien essayer de faire des trucs plus gros de temps en temps.

      • Y a quoi en prochains de prévu ?

      • On a une co-prod avec une assoc de Besançon, Mighty Worm, eux proposent NOT SCIENTISTS, un groupe un peu emo punk que je connais bien parce que Thib, le bassiste nous faisait tourner avec Kevin K etr Ricky Rat il y a quelques années. Ce sera avec ONE WAY TICKET, un groupe mod/power pop dans lequel je joue aussi. Après on fait la before du salon de tattoo, on va faire une soirée glam la veille avec les gens et tatoueurs qui seront déjà sur place, on fait jouer GUTTER QUEENS, groupe avec lequel on avait l’habitude de jouer avec SPARKLING BOMBS à l’époque en Suisse, et je ne savais même pas que ça existait encore ! C’est pas facile de faire jouer des groupes étrangers à des dates précises hors tournée…

      • Ouais et puis en one-shot c’est assez compliqué !

      • La Suisse, c’est pas loin, je regarde sur le Net : ils existent encore ! Je les contacte, ils étaient tout content et, surpris ! Ils me disent « Oh, on a écrit un morceau qui s’appelle ‘Sparkling Bomb’ en hommage à votre groupe ! » (rires) Il me tarde d’entendre ça ! Eux c’est vraiment glam mais on va dire un peu « too much ! », burlesque, c’est un hybride entre Hedwig & The Angry Inch et The Rocky Horror Picture show, c’est vraiment dans l’over-look ! Platform boots… ça va être rigolo, avec les tatoueurs…

        FlyBadObsession

      • Et c’est quand ça ?

      • Le 1er avril ! On fait ça et après soirée Dj vinyles punk, hardcore… En plus varié quoi, il y a beaucoup de tatoueurs qui aiment le hardcore par exemple… Enfin ça risque d’être une bonne soirée ! Et après on fera les GEE STRINGS, LOS PEPES que vous faites aussi à Paris, et que du coup je ne pourrai pas voir parce qu’on joue avec PAUL COLLINS sur votre date !

      • Ah même jour ah d’accord !

      • Ouais, je laisse les autres gérer ça, du coup. Et puis voilà on a aussi quelques propositions pour la rentrée déjà, ça vient tout seul en fait, sans forcer…

      • Ouais au fur et à mesure les gens repèrent le nom…

      • On n’a pas beaucoup de moyens de toute façon. Pour l’instant on n’a pas perdu d’argent, et comme on fait aussi des Dj sets, ça permet d’équilibrer…

      • Ouais moi c’était pareil à Toulouse, c’était les soirées qui rentraient de l’argent et les concerts t’essayais de faire en sorte de ne pas tomber en déficit !

      • Ouais c’est ce qui nous permet de ne pas perdre d’argent. Parce qu’après on a un bon deal aussi, on fait les concerts au Bar de l’U. Eux, ont une politique d’entrée pas cher, à 3€ parce qu’il y a beaucoup d’étudiants et de curieux qui viennent !

      • Puis ça t’ajoute du public !

      • Oui, et des gens qui viennent juste parce qu’ils trouvent les affiches ou le nom des groupes bien !

      • Ben c’est Mich-Mich qui me disait ça ! Que franchement sur l’événementiel on devrait miser sur le public étudiant, parce qu’ils vont avoir leurs soirées libres, un peu plus de financement, puis si l’un d’eux se déplace à une soirée t’as dix copains qui viennent avec ! C’est vrai qu’il faudrait travailler là-dessus peut-être …

      • Voilà ! C’est vrai que pour nous les meilleures soirées, bizarrement, c’est le jeudi et les soirs de semaine, genre PRIMA DONNA on les a fait un Lundi, c’est une des dates où ils ont eu le plus de monde sur la tournée ! Ils ont eu 120 personnes un Lundi, ils étaient fous !

      • Et sur les dates que t’as organisé d’ailleurs, il y a des anecdotes ? Des trucs un peu insolites ou des groupes assez galères à gérer ?

      • Ben non non, bizarrement… Après il y a des trucs marrants. Genre à l’époque, c’était avec une autre assoc avec qui Sparkling Bombs travaillait, on avait fait les TOILET BOYS ! Tu vois pas ce que c’est ?

      • Non…

      • C’est du glam punk new-yorkais, ils avaient l’habitude de cracher du feu et ils ont joué dans un bar avec le plafond bas en bois comme ici (rires) t’aurais dû voir les yeux du patron quand il a vu les flammes passer juste au-dessus de sa tête! Et le chanteur est complètement dans un délire JAYNE COUNTY, tu vois ?

      • Oui oui !

      • Ca allait plus loin que l’androgynie, trois heures de maquillage ! On l’a emmené à l’hôtel trois heures avant juste pour ça… C’était une super soirée ! Leur batteur joue dans PSYCHIC TV maintenant aussi. Sinon pas d’autres… Non non, avec Bad Obsession pour l’instant ça se passe très bien ! C’est toujours rigolo on fait des paris sur les régimes des membres de groupes ! Genre végétarien sans gluten et sans sucre !

      • Les végétariens sont assez courants finalement chez les ricains !

      • Chez les anglo-saxons en général, oui! On rigole parce qu’on pense que je suis compliqué parce que je suis vegan mais en fait non (rires) je leur dis « Vous voyez ? ‘Sans gluten, sans sucre….’ Ah et les allergies improbables aussi ! Le batteur des CRAZY SQUEEZE qui était allergique à la bière…

      • Ah ouais ? J’avais même pas fait gaffe à Paris…

      • Du coup il a bu du whisky toute la soirée ! Lui était végétarien de naissance par contre, une des rares personnes que j’ai rencontré dans ce cas-là ! Niveau organisation, on a des facilités aussi, parce qu’il y a un appart à la disposition des groupes juste au-dessus du bar !

      • Ah oui donc en terme de budget c’est déjà ça, t’as pas le logement à gérer !

      • Ouais les mecs sont contents en général et même le driver parce qu’il peut boire des coups !

      • Je serai bien venue en tout cas, ben fin mars je serai en Islande mais ça me botterait bien de venir un de ces quatre voir les soirées que vous avez, ça a l’air sympa !

      • Ben oui hein, si tu veux venir pas de soucis !

      • Du coup… peut-être que t’auras d’autres histoires qui te reviendront… Je vais passer sur les questions de la fin, il y a celle des actualités, du coup toi en terme de projets, qu’est-ce qui est en cours, qu’est-ce qui est à venir ?

      • Ben là je reviens de quelques dates d’avec un groupe …. Un peu dark pop/wave on va dire, SEVENTEEN AT THIS TIME où là je joue un jeu très minimaliste caisse claire – tom basse, intéressant, c’est la première fois que je fais de la batterie aussi minimaliste que ça ! (rires) C’était pas mal à bosser, c’était cool, on a joué en Belgique, à Cherbourg puis Le Mans…

      • Alors finalement il y a eu du monde au Mans ?

      • Ouais c’était cool, une centaine de personnes !

      • Ben comme quoi il se passe tellement rien là-bas que quand t’as un truc !

      • Là en tout cas l’assoc qui nous a fait jouer a l’air bien active ! C’est marrant, un centre autogéré, au milieu d’une fac, au milieu de campus…

      • Ben tiens on parlait du milieu universitaire à exploiter !

      • Ouais ! Du coup une bonne soirée dark / cold dans de chouettes conditions. Sinon dans mes autres projets, donc à la batterie ONE WAY TICKET, au chant VAGUE SCARE avec qui on a seulement commencé à faire quelques concerts. ONE WAY TICKET qui est plus power pop / mod 60’s, en gros pour faire large entre THE JAM et OASIS ! VAGUE SCARE, on est plus synth pop/darkwave, de DEAD OR ALIVE aux SISTERS OF MERCY. Ai-je d’autres trucs ?… Sinon Ricky vient de sortir un album donc il m’a dit que c’est possible qu’il tourne, peut-être en fin d’année. Kevin, pareil ! Il aimerait bien re-tourner, après il a quelques soucis personnels… J’espère re-tourner avec eux en tout cas parce que c’est un plaisir à chaque fois ! C’est des gens hyper agréables en tournée, on a jamais de prises de tête, ils jouent, il n’y a quasiment jamais de balance ! Ah si ça c’est un truc que je peux raconter en anecdote ! Kevin est quelqu’un qui ne veut pas répéter !

         

        Vague Scare promo pic
        Vague Scare promo pic

         

      • (rires) Ca surprend au début non ?

      • Ah ouais mais c’est ça ! La première tournée que j’ai fait, on jouait à la Féline à Paris et donc on est allés chercher Kevin à l’aéroport et moi j’ai insisté ! Je lui avais envoyé des mails « Hey Kevin, j’aimerai bien, allez, au moins deux heures de répèt ! On s’arrange pour trouver un local à Paris » et on a trouvé le local, on y va…

      • « Ben vas-y répète tout seul ! » (rires)

      • Non non ! (rires) On arrive, on fait les premiers morceaux et au premier refrain il arrête et il fait « Ok c’est bon ça ira on passe au suivant ! » (rires) Je lui fait « Mais Kevin, comment je fais pour la fin ? J’ai jamais joué avec vous… » je rentrais dans le groupe et tout… Il m’a fait « T’inquiètes pas, tu me regardes pour le début, tu me regardes pour la fin… toute façon tout le monde sera bourré dans le public ! » (rires) Et il m’a fait des coups après, comme il savait que j’étais un peu angoissé par rapport à ça ! Il a fait des morceaux sur scène que j’avais jamais joué (rires) et ça c’est hyper flippant quoi !

      • Faudrait que je retrouve des enregistrements vidéos live voir si on arrive à voir ta tête !

      • Ouais et puis il a ce truc, il ne fait jamais de set-list ! Il annonce les morceaux sur scène, il se retourne, il dit le titre des morceaux au micro et « 1,2,3,4 ! » à la Ramones quoi ! Donc t’as intérêt à être bien concentré à l’annonce du morceau ! (rires) Donc, quand il se retourne vers moi avec un grand sourire « Ce morceau c’est… », et je le connais pas ! Heureusement c’est des morceaux punk rock quoi donc…

      • Ouais c’est toujours un peu la même base !

      • Mais quand même pour les breaks, les fins… Après ça m’a fait plaisir parce qu’en fin de tournée, je lui ai dit « Ouais, ces trucs c’était quand même chaud pour moi » et il m’a fait « Ouais t’inquiètes j’ai fait ça parce que je sais que t’es capable de le faire ! » et sur le coup ça fait plaisir qu’on t’accorde autant de confiance… Pareil le coup à Berlin, on a eu TEXAS TERRI, tu vois qui c’est ?

      • Oui j’aime bien ce qu’elle fait !

      • Pareil du coup elle devait venir faire avec nous un morceau sur scène, une reprise des DEAD BOYS, elle arrive et tout, Kevin se retourne vers nous et fait « Allé on fait celle-là aussi, des Dead Boys ! » eh mais attends, je connais l’album mais je ne l’ai jamais jouée ! (rires) On a fait trois morceaux des Dead Boys, deux des New York Dolls, des trucs que j’avais jamais joué en live ! Bon c’est bien passé… enfin je pense !

         

        Texas Terri & Laur
        Texas Terri & Laur

         

      • Alors pour celle du chiffre trois, je pensais à trois groupes que t’as pas encore fait en interview et que ça te ferait vraiment plaisir de faire ? Ou alors en autre question, trois années sur lesquelles t’aimerais revenir en arrière, par exemple à revivre ou … Quelles années et pourquoi. … Peut-être la deuxième c’est un peu plus chaud (rires)

      • Allez, trois groupes… Après, je suis toujours partagé avec ce genre de choses… Interviewer les gens, est-ce que ça ne peut pas te casser ton truc, tu vois ?

      • L’image que tu te fais de… ?

      • Ouais, genre des gens que j’aime et admire vraiment, dès fois je me dis « vaut mieux pas que je les interview ou les rencontre un jour » j’ai toujours peur que ça casse un truc, un délire « Kill your Idols » (rires) Parce qu’il y a des gens qui me fascinent, comme par exemple Morrissey, mais bon… Il fuit les interviews, donc il y a une raison… Bon allez, en voilà trois : Tommy Lee qui devrait être très fun ; Peter Criss, le premier batteur qui m’a fasciné ; et Michael Monroe, un des derniers grand frontmen du rock’n’roll ! J’aurais bien voulu dire Stiv Bators et David Bowie si ils avaient été encore en vie… Et en fait, peut-être que l’interview ultime pour moi, en admettant qu’il soit vivant, serait Richey Edwards des MANIC STREET PREACHERS qui a complètement disparu en 1995… Même si je devais la garder pour moi ! Mais bon, il faut profiter des groupes tant qu’ils sont vivants et accessibles !

      • C’est ça… Donc tu vois les BLACK HALOS qui font une date en one-shot à Londres, franchement je me tâte ! Bon il y a personne pour partir comme d’hab’…

      • Par contre dans le line-up il n’y a plus que Billy en fait ?

      • Euh… merde comment il s’appelle, celui qui tourne avec Monroe…

      • Rich. Ouais Billy et Rich d’accord. Lui je ne le connais pas. BLACK HALOS, je les ai vus plusieurs fois, en Allemagne, aux Etats-Unis à Los Angeles… Et encore une fois je ne sais plus où ! Le line-up c’était Adam, Denyss, Jay… Le chanteur Billy tu l’as déjà rencontré ?

      • Non!

      • C’est un mec qui travaille dans un magasin de jouets en fait, c’est un grand enfant !

      • On m’a dit aussi… Je ne sais plus si je confonds avec CRYSTAL PISTOL mais on m’a dit qu’au niveau de la scène c’était assez chaotique ?

      • Oh oui, les deux en fait ! On a joué une fois avec CRYSTAL PISTOL, le chanteur était sur scène, il laisse le micro, il va vomir et revient… (rires) Je n’étais pas étonné qu’ils ne refassent plus de tournées après, je pense qu’ils ont tout donné sur la première, too much too soon! Je trouve que ça manque les groupes glam punk dans ce délire de nos jours, Black Halos tout ça…

      • Ouais, il y en a pas mal, mais de là à les voir jouer en Europe…c’est compliqué et la France on est quasi les plus mal lotis, parce qu’il y a eu pas mal de sorties entre les BITERS, Dr BOOGIE…

      • Ouais par contre ça tire vraiment plus sur le 70s chez ces groupes ! Le côté plus punk il n’y en a pas énormément en ce moment… (ndlr : Blah blah blah & arrivée d’une copine ! This is the end !)

 

Quelques liens pour suivre Laur :

http://veglam.com/

http://twitter.com/veglam/

http://vaguescare.bandcamp.com/

http://onewayticket.bandcamp.com/

(Pfiou…)

A noter pour Paris que ONE WAY TICKET sera en concert à Paris le 27 mai avec PAUL COLLINS à la Mécanique Ondulatoire (Orga Teenage Lust !)

Allé… Let’s Rock !

 

nous mai 2014
Nous au gig de Prima Donna, 2014
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