Mark Thorn (BUBBLEGUM SCREW / UK) Part I

 Halloween 2015: rien à se mettre sous la dent ! Dans le défilé des newz facebook, une soirée : « Les 40 ans du Rocky Horror Picture Show« , organisée au 104 avec la troupe parisienne que j’avais été voir deux fois auparavant au Studio Galande à Paris. Au programme : diffusion du film avec la troupe, stands de make-up à l’effigie du film, dress-code fortement conseillé, concert glam rock et Dj ! Soirée plutôt alléchante mais à 35 balles le ticket, et pas de copains pour y aller, j’ai vite rangé cette idée dans un coin de ma tête… Jusqu’à ce que Guillaume (Teenage Lust) la ressorte en demandant 2 guests au band londonien ramenant ses fesses ce soir-là : BUBBLEGUM SCREW.

Après avoir maté quelques clips, c’est vraiment le genre auquel j’accroche le plus ! Le croisement détonnant entre punk rock 70’s, glitter rock et garage ! En terme d’attitude sur scène, on pense aux NEW YORK DOLLS, STOOGES, DEAD BOYSMONROE… peut-être bien les STONES pour les plus connus, histoire de te donner une idée ! Concert à hauteur de réputation, gros succès devant les 2500 personnes présentes à la soirée, le groupe a également su adapter son show au Rocky, dégainant bas résilles, boas, leather & « Time Warp » ! Vivement qu’on les ramène pour un autre round à Paris en 2016 !

Partant un week end à Londres, j’en ai profité pour recontacter Mark Thorn (chanteur) pour le blog, et on s’est ainsi retrouvés dans Soho, au Garlic and Shots (terrasse extérieure chauffée, du bon son… ça me rappelle Berlin, je recommande !) Mark se démerdant assez bien avec le français, j’ai préféré garder l’entretien tel quel (eh ouais, même les « you know », cuz it’s so typical english, you know ?)

Malheureusement quelques parties des enregistrements ont été perdues (nouvel appareil) mais nous avons essayé de te rattraper ça…

(Photo de couverture : Jerry Tremaine Photography / Promotionnal shoot)

https://www.facebook.com/bubblegumskrew/

Par Lofanax. Live "40 Ans du Rocky Horror Picture Show" à Paris, octobre 2015.
Par Lofanax. Live « 40 Ans du Rocky Horror Picture Show » à Paris, octobre 2015.
      • […]

        Il y avait pas mal de filles disant « Mais il est où l’anglais ? » mais comme d’habitude, je n’ai pas choisi sagement et j’ai raté ma chance avec la fille qui m’intéressait pour ma première performance dans ma vie, c’était à Paris. J’ai continué à bosser avec le guitariste et il a trouvé un bassiste, une femme qui a foutu sa merde à cause de la came et je pense que sa relation avec Bertignac de TELEPHONE… En même temps, elle venait de perdre son frère récemment du Sida donc elle avait vraiment besoin de faire quelque chose de sa vie pour se sortir de ce chagrin, et bon bref, nous avons joué notre premier et dernier concert à Paris, dans une cour de l’hôpital. Comme animateurs, ils avaient pris des travestis déguisés comme des religieuses et une super sexy infirmière que je n’ai pas osé demander son numéro mais je m’égare … (rires) Nous avons répété pour le concert dans une cave pourrie avec un batteur de death metal qui portait le malheur au niveau des objets électriques. C’était l’heure de notre performance et notre guitariste qui commence à jouer le rockstar dans les chiottes en accordant sa guitare… Les travestis religieuses nous attendaient avec impatience et nous sommes montés sur la scène sans le guitariste, elles voulaient que nous commencions tout de suite et pour gagner un peu de temps, je suis arrivé à faire crier le public pour le nom du guitariste Fabrice donc comme il était proche de la scène dans l’hôpital, il a eu l’une des plus grandes trouilles de sa vie (rires).
        […] Donc tu veux que je te raconte les histoires de partouzes avec les grand-mères sur la route ? (rires) et les actes d’intimité avec les animaux que les végétariens… (Mark)

      • Te brûleraient vif ? (Alicia)
      • Oui mais s’ils nous brulaient, ça signifierait un grand pas d’avancement pour les humains au niveau de la compassion de notre espèce (rires). Cela me fait penser à un concert qu’on a fait à Sizun dans la Bretagne. Pour préparer les esprits aux autres groupes qui faisaient partie du concert, je leur ai envoyé un morceau qui s’appelle « No Sheep ‘Til Buxton » qui raconte les liaisons avec les moutons. C’est vraiment con mais c’est trop drôle en même temps. Donc nous avons cette chanson dans nos esprits pour la durée de la tournée avec le refrain « Moutons ! Moutons partout à la recherche de l’un avec la plus belle gueule ! » Et enfin bref, en arrivant à la bergerie, ils avaient les affiches partout avec les moutons et même les laissez-passer ont eu les moutons collés dessus. Pour les gars de la ville qui se demandent comment les gens de la campagne peuvent habiter là-bas sans s’ennuyer, c’était trop drôle. Nous avons cru arriver pour jouer à une convention pour ceux qui aiment baiser les animaux ! Hum hum mais je ne sais pas si je peux compter sur ta confidentialité s’il y a des choses un peu… (rires)

      • Je coupe alors ?
      • Ouais non en fait je pense que ça peut être cool si tu les gardes, sauf peut-être les histoires de défonce parfois, you know…
      • De toute façon avant de publier j’envoie une version écrite et tu me dis « ça et ça on censure, ça je ré-écris… »
Par Jean-Michel Baudry, Le Galion à Lorient, juillet 2012
Par Jean-Michel Baudry, Live au Galion à Lorient, juillet 2012
      • Ah ouais ouais ok. De toute façon sur internet tu trouves déjà des choses qui sont très choquantes…
      • Par rapport au groupe ?
      • Ouais ouais ouais on a fait une entrevue avec un site aux Etats-Unis et le batteur a dit qu’il m’a rencontré dans un parking, j’étais un client et je l’ai payé pour qu’il me suce et que c’est comme ça qu’on s’est rencontré… Et j’ai dit ok ! (rires)
      • Pour la légende !
      • Ouais je me suis dit peut-être que ça peut attirer l’attention (rires) De toute façon cela ne me dérange pas si les gens me racontent les faux faits…L’important est que cela m’intéresse ! J’ai eu une copine avec qui je ne savais jamais si elle me racontait que les mensonges ou les fantaisies, mais elle m’a raconté des supers histoires ! Il y a aussi un article pour un journal de musique en Espagne où le titre était « les enceintes indésirables » hum c’était des foutaises… Ouais je ne sais pas, on se comportait un peu comme les adolescentes mais pour moi, franchement la vérité c’est pas toujours le plus important, et des fois si c’est assez intéressant… you know… Il y a plein de gens qui racontent des histoires. J’avais une copine comme ça mais c’est devenu un peu trop quand même… elle avait des photos sur son myspace et quand je l’ai aperçue quelques mois après c’était quelqu’un de complètement différent. Mais pour les tournées, pour la première fois où on a joué à l’étranger si tu veux, c’était à Latvia, dans les Baltiques. Il y a la Pologne, en face la Scandinavie, ça appartenait à la Russie… Mais je ne sais pas pourquoi on est allés là-bas, je pense que c’est parce qu’il y a le guitariste qui a organisé le concert et on a dit « ouais ok, pourquoi pas » ! Mais c’était bien ouais ouais… Et à Rigate, dans la capitale, pour chaque homme il parait qu’il y a trois femmes, et donc il y a plus de concours entre eux pour attirer l’attention je suppose, et donc je ne sais pas, ma tête était un peu comme ça tout le temps you know, mais il n’y a rien vraiment qu’il s’est passé cette nuit là là-bas, on avait mangé une pizza après le concert, et, you know, j’étais un peu  bourré et j’ai demandé « Comment on fait ici pour draguer ? » ils ont dit « oh ici c’est facile, ça suffit de demander le nom » (rires) et donc la première fille qui est passée, j’ai attendu une minute je pense, j’ai même pas attendu pour une qui m’a plu (rires) donc j’ai demandé à cette fille son nom mais, même pour moi c’est pas très clair franchement mais l’espace entre la demande de cette question et le moment où ma langue était dans sa bouche, you know, c’était des secondes ! Et après ça, je me rappelle que j’étais dans le restaurant avec elle, on s’emmerde… (rires) c’est pas en fait ce que je veux mais au moins elle était femelle, parce que j’ai fait une connerie comme ça à Paris, avec un homosexuel et après il était dans la voiture en train de rentrer à l’appart du couple qui m’hébergeait cette nuit… Ouais ils ont trouvé ça rigolo mais moi j’étais, you know, « Putain ! Merde ! » (rires) mais je sentais un peu que j’avais comme une sorte d’obligation parce que j’allumais son feu donc j’ai fait quelque chose pour lui mais c’était pas du tout satisfaisant pour lui, mais euh franchement c’était pas mon truc… Ouais c’était pour l’argent, ça changeait un peu mais ouais ouais c’était une comédie. Mais à Latvia les gens pensent que si tu habites à Londres tu as du blé … Et à la fin du repas quand on a reçu la facture, on a vu qu’ils avaient tous mangé, so you know, dix personnes qui mangent une pizza… (rires) ça nous coûte très cher, c’était plus que ce qu’on a été payés pour le concert et donc on s’est enfuis dans la rue comme ça, avec les guitares (rires). Et le lendemain, on était à l’aéroport pour prendre le vol de retour et hum pour moi c’était la première fois que je reprenais l’avion en …pfff 15 ans. En fait j’avais un peu peur, je n’aime pas trop les avions mais je deviens plus habitué… Alors on attendait l’embarquement et moi j’ai pensé «mais putain je veux fumer une clope » donc j’ai appuyé sur le bouton pour aller dehors où il y a les avions et j’ai fumé une clope et par hasard il y avait un mec qui était à notre concert qui était là et en fin de compte un employé, il m’a pris la tête quand il  vu que je fumais parce qu’il paraît que c’est dangereux, ou contre la loi, et il a dit « oh ouais peut-être je vais t’empêcher de prendre l’avion » pfff… Et après Latvia, on est retournés dans les Balkans, ouais et en fait le premier concert c’était dans la capitale de la Croatie, Zagreb, mais l’avion pour la Croatie était annulé et donc on a réfléchi pour voir une autre option et la seule façon d’arriver au concert c’était d’aller à la capitale de Hungary, Budapest, donc heureusement il y avait les places et on pouvait changer les billets sans problème parce que sinon la moitié de la tournée aurait été annulée donc on est allés à Budapest on a passé 5h là-bas […]

        Live 2011 - Crédit non connu (?)
        Live 2011 – Crédit non connu (?)
      • Je surveille l’enregistrement au cas où, parce que je crois que la première partie j’ai tout perdu …
      • Ouais si tu peux regarder… Ouais on est allés chez la mère de la femme du bassiste, dans une toute petite ville en Croatie. Et c’est marrant en fait parce que je m’entends bien encore avec sa femme, mais ils ne sont plus ensemble, mais ils sont encore mariés. En fait elle a changé son partenaire avec notre ancien batteur (rires) et ils se détestaient avant mais maintenant qu’ils ne sont plus dans le groupe ils sont amis. Je me moquais un peu de cette fille en lui disant « ouais j’ai dormi dans le lit de ta mère » hum ouais you know c’était comme ça, une sortie de comédie entre nous un peu. Ouais ouais ouais parce que je pense elle a toujours eu les toy boys et donc je pense… ouais ouais ouais peut-être c’est mieux si je change le fils de la conversation (rires) Donc ouais on a joué à Zagreb c’était incroyable, c’était rempli, et malheureusement, j’ai pas trainé après le concert on était obligés à partir pour aller dans un hôtel de merde, le pire de ma vie c’était très low-cost, c’était bizarre mais c’était pas grave, c’était énorme mais presque vide. Et après on a pris le bus pour aller à Belgrade…

      • Ouch !
      • Ouais c’était un voyage assez long quand même, surtout quand t’as dormi 2 ou 3h et moi je ne peux pas dormir dans les bus. Donc on est arrivés à Belgrade et dès que tu passes la frontière, entre Croatie et Serbia, c’est clair qu’il y en a un qui a gagné une guerre et l’autre qui l’a perdue, parce que… ouais ouais, le paysage, ça changeait. Arrivés, moi je voulais dormir mais le promoteur voulait nous prendre pour aller à un restaurant, et nous « ok ok » mais c’était un des plus délicieux repas que j’ai goûté dans ma vie et après quand on est revenus à Belgrade pour faire un autre concert, et quand on est arrivés « ah ouais ouais on peut aller à ce restaurant encore ? » et il m’a dit « je suis désolé mais c’était annoncé sur la télévision il y a deux jours, il y a eu un incendie et c’est complètement brûlé, détruit » et donc on est allés chez sa mère. Après le concert c’était la fin de la tournée et on a commencé à s’engueuler un peu avec lui, mais moi je pouvais voir, c’était pas un mec… efficient ?

      • Efficace ouais.
      • Ouais, et le guitariste qui était le plus « riche » dans le groupe, il n’a pas arrêté et moi franchement j’en avais marre de ces histoires « ouais s’il n’a pas l’argent il ne peut pas nous payer donc vaut mieux laisser tomber et profiter de notre dernière nuit dans un pays qu’on ne connait presque pas du tout », donc je l’ai insulté un peu et je l’ai appelé… je ne sais pas comment on dit en français « greedy cunt » donc il y avait un peu une mauvaise ambiance après. Pour moi et les autres membres du groupe on était assez content avec l’aventure qu’on a eu et on préférait passer une bonne soirée plutôt que s’engueuler avec le promoteur qui ne pouvait rien faire en fait.

      • C’était un mec qui organisait toute une tournée dans les pays de l’est ou … ?
      • Non c’était pas… Ouais ouais c’était le mec de Belgrade. Et donc notre guitariste il a fait le chantage à notre bassiste en lui disant « ouais moi j’ai ton passeport et je ne te le rends pas jusqu’à ce que tu me donnes les sous que tu me dois » et il est devenu complètement agressif, erf, c’était affreux, c’était moche quand même … Mais après, je ne sais pas, you know, je pense qu’on était tous fatigués. On est allés en Bulgarie aussi, entre Croatie et Sofia, ça aussi c’était génial, c’était organisé par un couple qui était, je ne sais pas, ils ne sont plus ensemble mais je suis sûr que, c’est ou c’était un vrai couple de rock’n roll, la la mère avait une compagnie qui construit les seins artificiels pour l’esthétique et donc lui, pas besoin de travailler, il reste chez eux, comme un gosse de 40 ans à écouter sa musique et vivre sa vie de rock’n roll parce qu’il le peut,mais ouais ouais c’était bien. On a joué dans une ville qui s’appelle Plovdiv et on était dans le journal « le premier groupe de rock’n roll dans le monde qui ait jamais joué à Plovdiv » (rires) Ouais ouais c’était très bien et après on est revenus à Sofia. On a joué un peu au hasard parce qu’on n’avait pas répété mais on connaissait les morceaux, on a joué « I wanna be your dog » à la fin, c’était pas dans notre répertoire mais on a senti que… you know. C’était super mais il y avait pas mal de skinheads dans le concert … mais ça n’a pas posé de problèmes en fin de compte. Après on est revenus à la frontière, il y avait les flics qui ont demandé à ce qu’on sorte du bus à 5h du matin. Parce qu’après le concert on a fait la fête et, you know, après on est allés directement au bus et c’était le bus public quand on a quitté Belgrade la première fois et il y avait que nous dans le bus et quinze flics. Après je ne sais pas…Ils nous ont demandé de quitter le bus à 7h du matin pour nous contrôler. Mais franchement je ne savais pas autre chose, mais j’apprécie maintenant comment c’était. Ouais c’est plus agréable d’avoir un camion pour pouvoir bouger et dormir chaque nuit mais c’était pas possible.

      • Faut un conducteur en plus aussi en général parce qu’avec la fatigue de la tournée…
      • Mais ouais, mais en France avant on avait le batteur ou le guitariste…
Mondo Bizarro, Rennes, 2012
Mondo Bizarro à Rennes, 2012
      • Sebastien ?
      • Non Sebastien il est venu pour la première tour de la Bretagne mais c’était pas Bubblegum Screw. J’étais invité pour jouer avec RICK BLAZE AND THE BALLBUSTERS mais Rick n’est pas venu et donc moi j’étais obligé de remplir sa place. Donc je l’ai fait et en fin de compte il était mort deux mois après alors qu’on pensait « Ouais le salaud, on est venus en Italie pour lui et il ne vient même pas ». Mais franchement c’était bien, parce que j’adore ses chansons, il a fait des supers disques, peut-être qu’il est un peu connu en France mais pas trop, son guitariste Jeff Crane a joué avec les DOGS. Ouais c’est comme ça que j’ai rencontré Seb et après il a commencé à jouer avec Bubblegum Screw. Mais il a quitté le groupe après notre tournée en Bretagne et il est revenu pour une tournée en décembre en Italie, et ah ouais c’était super, you know, parce qu’avec lui on rigole tout le temps ! On dit jamais un mot sérieux, c’est le fun, you know ? C’était ridicule mais c’était cool. Et peut-être encore plus maintenant en fait parce qu’il a eu le temps de réfléchir à ce qu’on avait ensemble et je lui ai manqué un peu ? Et à moi aussi un petit peu… Mais le stress qu’on avait cette fois à aller en Italie, franchement j’avais l’impression qu’il y avait quelqu’un contre nous pour nous empêcher d’aller parce qu’on avait notre nouveau batteur qui nous a dit trois jours avant la tournée qu’il ne pouvait pas venir et … pfff, la soirée avant le vol on ne pouvait pas imprimer les billets chez lui parce qu’il a une nouvelle copine qui ne veut pas qu’on soit chez eux assez tard dans le soir donc il m’a promis qu’il mettrait dans la poubelle dans un sac plastique. Et donc je suis allé à 1h du matin pour les pass mais il n’avait pas imprimé les bons donc il fallait trouver un cybercafé qui était ouvert dans la nuit, et heureusement j’en ai trouvé un donc j’ai pris un taxi pour y aller et ensuite prendre le bus pour arriver à l’aéroport. Il paraissait qu’il y avait quelqu’un qui avait oublié d’ajouter un sac en plus, et les portes étaient en train de fermer et donc on était obligés de courir (rires) les portes étaient fermées sur l’écran mais heureusement ils étaient encore là quand on est arrivés, l’avion était à moitié rempli et donc ils n’ont rien dit pour l’autre sac. Mais je pense que c’était à cause de mes bottes léopards, ils étaient distraits en train de regarder donc ils n’ont pas vu le gros sac (rires).

[… Perte d’enregistrement ! La suite est à propos d’une tournée précédente en Italie]

      • Ca m’a semblé être comme un miracle d’être dans l’avion, et je n’avais même pas dormi de la nuit, je ne pouvais même pas manger parce que je pensais……..  On a répété, je suis allé à la maison et… you know, il a fallu chercher un copain qui avait internet sur son ordinateur, ou un cyber café mais tous les liens qui existaient sur l’internet n’étaient plus là donc j’ai appelé mon pote voir s’il pouvait aller avec son vélo, à 1h du matin pour voir si c’était encore ouvert et il a fait ça (rires) donc c’était comme un miracle quand on était dans l’avion. And, you know, après que l’avion soit parti je commençais à … délirer ? J’étais comme ça tout le voyage … ouais parce que j’allais avec Sebastien pour la première fois aussi, et donc, you know, c’était que les blagues, parce que lui il est obsédé par le… je ne sais pas pourquoi, mais il est obsédé avec le sexe anal, et la plupart de ses blagues, même si elles ne sont pas assez drôles, sont sur ce sujet-là mais hum, c’est bizarre (rires). Ouais ouais, parce qu’il est moitié français…

      • Ouais c’est pour ça, quand tu me parlais d’un musicien qui était en France, je pensais à lui.
      • Ouais ouais, c’est un caractère (rires).
      • Vous avez fait combien de dates en Italie ?
      • Seulement trois, mais on a pris le train cette fois, mais le voyage était beaucoup plus cool.
      • C’était une tournée avec un groupe italien ?
      • Non on a fait seulement une date avec un autre groupe, et ouais, je ne sais pas,  la première des dates était nulle part franchement, une petite ville, que même les italiens ne connaissaient pas, mais sympa ! Mais la deuxième c’était bizarre et on est allés à pieds, on a marché dans la brume, ouais c’était assez joli comme ça, ça faisait mystérieux, et t’as l’impression de faire un autre voyage en quinze minutes à pieds. Mais la troisième date à Turin était super, ouais ouais, parce que c’était rempli, il y avait du monde, ça valait le coup d’y aller seulement pour celle-là, ouais ouais, c’était marrant. Et puis ça faisait vingt ans que je n’étais pas allé à Turin, et la première fois c’était un grand échec, parce que je suis allé pour voir un film mais je suis arrivé un jour trop tard (rires) mais ouais ma deuxième fois là-bas, les gens sont restés toute la soirée, et puis le patron a dit que, you know, ils étaient contents parce que tout le monde est resté, a continué à boire… Ils ont fait du fric, et on a cassé le… comment tu dis ? Le record ? Pour le nombre de gens qui ont vomi dans cette soirée et donc ouais, ils n’avaient jamais vu tellement de vomi après le concert donc ils étaient contents parce que ça c’était…

      • Le signe d’une bonne soirée ! (rires)
      • Ouais ouais ! Le signe de profit, hum hum, right.
      • Tu connais Lester en Italie ?
      • Ah ouais ouais ouais on a joué avec Lester deux soirées à la suite, en décembre. Je vais aller acheter l’autre bière, t’en veux ?
      • Ouais !
Wild Blanket Photography, Live au Dublin Castle, sept. 2011
Par Wild Blanket Photography, Live au Dublin Castle à Londres, sept. 2011
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