Fredrik & Niko (WITCHTHROAT SERPENT)

Brouillon d’article corrigé, revu et mis en page sous DEADBOYS et DIAMANDA GALAS (et je te balance ça parce que je suis à la bourre, et que l’intro n’est toujours pas écrite, et que moi et la rédaction nous faisons deux). Dans le genre zicos acharné qui n’a jamais déchanté, j’ai rencontré Fred lors du gig Hell Militia / BlackLodge / Aosoth (orga par Battlesk’rs prod’) sur Toulouse en 2009. Je le savais addict de rock’n roll et copain avec les Apôtres de l’Ignomie : ça tombe bien, deux mois après j’allais produire ma 1ère affiche alliant black metal occulte, glam rock et death punk (oui oui!), j’étais donc plutôt contente de croiser ce mec et de lui vendre ce concert ! … Et moins fière de calculer par la suite qu’il était forcément au courant, étant à l’époque encore bassiste chez Malhkebre, et Malhkebre étant sur mon affiche. Maintenant j’essaie de me mieux repérer la tête des mecs qu’on fait jouer uhuh…. C’est par la suite chez Fred que mes connaissances en punk rock se sont aiguisées, sans compter les bouquins cool à emprunter et les soirées whisky / pizza. Jusqu’à ce qu’une fille débarque (« Chicks = Trouble », you know ?) mais ce n’est pas le sujet. Nico joue toujours avec Malhkebre et Sektarism, avec Fred ils avaient par ailleurs déjà expérimenté un autre projet doomesque mais bien plus noisy, Habsyll. Revenons-en à Witchthroat … Si on reprend la chronique du In Extremis Fanzine #56, on nous décrit un « doom stoner occulte pour ambiancer tes messes noires ». Actif depuis peu, cette formation se met déjà sur les devants de la scène avec pas mal de dates au compteur, dont un Hellfest. De quoi nous raconter quelques histoires… (Interview faite le le 16/09/15 lors d’une répèt. Salutations à Julien d’Aesthesia / Pleasure Addiction, et Audrey)

(Crédit photo de couverture : © Marta Estellés Martín – 2015, Live au Cheapstock festival @ Barcelone)

 

– C’est toujours le moment où personne ne parle au début… (Alicia)

– Avec la musique qui s’arrête en plus ! (Ju’) (rires)

– C’est clair je ne sais pas pourquoi (rires) je vais remettre (Niko) (ndlr : on écoute 1886)

– Tu veux qu’on parte depuis le début ? (Fredrik)

– Ouais sur les premières dates, est-ce qu’il y a eu des choses ? Il y avait quelques dates en France qui sont venues rapidement.

– Ouais les premières dates on les a faites ici … Clermont-ferrand et Bordeaux, avec HUATA et POMBAGIRA. C’était les deux premières dates en dehors de Toulouse parce qu’après on a fait deux dates au Saint des Seins et puis une au Burgaud… et après on était partis pour deux dates dans le nord à Lyon et Vesoul, et là c’était…

– C’est là qu’on a éclaté le pneu.

– Voilà, sur l’autoroute à 100-je-ne-sais-plus-combien, le pneu arrière qui éclate (rires) C’était pas mal. Bon je ne sais pas si c’est intéressant à raconter mais il y avait une clé… comment dire, une clé antivol.

– Avec boulon, sur la roue de secours !

– Impossible de sortir la roue ! Obligés d’appeler sur une des bornes jaunes là.

– En plus on avait déjà démonté la roue…

– Décidément ton van, toujours des merdes ! (rires)

– Oui et pour la petite histoire, c’est qu’on nous a dit que souvent, les groupes qui venaient jouer à Vésoul, quand ils repartaient ils avaient un accident ou un truc comme ça.

– Mmh, et on avait joué ce soir là avec MANZER et ils avaient eux aussi pété un truc avec leur bagnole, je ne sais plus quoi exactement.

– Ouais, et le groupe d’avant qui avait joué c’était pareil, ils étaient partis, encore une emmerde ! (rires)

– Voilà ! Et je ne sais pas combien de temps après quand on était repartis pour jouer je l’avais retrouvé la clé. Du coup ça nous avait fait ramener un mec qui nous avait remorqué et qui avait du scier le truc pour pouvoir enlever la roue de secours. (rires) Mais bon, c’est les aléas des tournées ça… Il n’y a pas que des trucs biens en tournée !

– Alors après sur Barcelone ? Day of Doom ? Cheapstock fest ?

– Alors le Day of doom ça s’est passé super bien à tous les niveaux !

– Super orga, juste parfait ! L’endroit sublime au bord de la mer avec l’hôtel … c’est pas mal !

– On a déjeuné avec les gars de LORD VICAR dont un qui faisait partie de REVEREND BIZARRE, donc ça fait toujours plaisir ! Eux ils ne savaient pas qui on était (rires) parce qu’ils étaient arrivés le lendemain.

– Oh ils étaient bourrés ! L’autre il tombait…

– Ah oui quand il est arrivé à l’hôtel avec son étui de basse, il ne tenait pas debout c’était marrant ! Bah ça vu que l’alcool est interdit en Suède, dés qu’ils arrivent en Europe, enfin en Espagne ou en France, ils se lâchent un peu.

– Surtout vu le prix de l’alcool en Espagne.

– Ah surtout là qu’il n’y avait pas de prix, c’était offert ! A peine arrivés déjà qu’ils nous servent le whisky.

– Ah oui, un super accueil !

– Le Doom metal fest c’est différent ça se passe aussi à Barça ?

– Ah mais là ça par contre c’était la loose…

– Pas de plage, pas d’alcool, pas d’hôtel ? (rires)

– Il n’ y avait que la plage ! (Audrey)

– C’est ça et on a joué en dernier devant trois personnes !

– Pas de bière, même pas de conso… Si, t’avais une bière offerte, et encore il fallait la mendier !

– C’était une merde… on est rentrés le soir même.

– C’est clair on était tellement blasés… les bières étaient chères…

– Et puis les groupes étaient metal voire doom sympho limite, on se demandait qu’est-ce qu’on foutait là…

– Ca ne collait pas à l’esprit.

– Ah carrément ! Nous c’est crade, c’est dégueu… je ne sais pas c’est… (rires) Pfff c’était bidon.

– La PIRE date ! Niveau accueil, orga… Même le lieu n’était pas bien

Live at Lisbon. Pic by Anne Carvalho
Live at Lisbon. Pic by Anne Carvalho

– Alors après j’ai vu qu’il y a eu de la tournée Espagne / Portugal…

– Bhé ouais juste après le Hellfest. On était montés de Toulouse jusqu’à Nantes et de Nantes on est descendus à Bilbao. Là c’était bien, c’était un squat mais bien bien foutu ! On dormait à l’étage.

– C’était propre, il y avait des lits, parfait !

– Après on est partis… C’était à Mungia, alors Mungia c’était dans une zone industrielle, donc du coup c’était un peu reculé il n’y avait pas trop de monde.

– C’était une orga toute jeune dans des salles de répétition qui cherchaient à organiser quelques soirées, c’était sympa.

– Grande scène et tout… Ca a commencé là les malheurs parce que j’ai pété ma Sound city, une des deux têtes d’ampli que j’avais …

(rires) … et ça commence !

– PROUUUF !

– C’est pas les vieux amplis à lampe ça ?

– Ah Sound City c’est vieux ça, c’est les années 70’s ! Ils vont faire bientôt 50 ans (rires)

– Alors du coup on se démerdait comme on pouvait, heureusement que j’avais deux têtes… Alors après qu’est-ce qu’il y a eu…

– Après on a tracé au Portugal à Lisbonne.

– Ah oui et c’est là que… Bon c’était une super salle, il y a eu beaucoup de monde, une super photographe qui nous avait fait des photos… par contre c’est en sortant…

– … qu’on a trouvé le camion cassé ! Plus de fringues.

– On est allé au poste de police…

– Jusqu’à 7h du matin…

– On a trouvé un flic français qui venait de l’Aveyron qui nous a rempli les rapports (rires) voilà, trop cool ! … Enfin trop cool …(rires)

– Mouaaaais ! Sur le coup on n’en riait pas trop ! Rentré à l’hôtel tôt le matin… les autres se disaient « tiens ils ont du faire une belle fête » (rires) « non, non ! »

– On vous a volé du matos ?

– Non c’était pendant qu’on jouait.

– Parce que faut le vouloir quand même, piquer « que » des fringues…

– Ben comme on nous l’a expliqué, c’est les quartiers où tu as souvent pas mal de camés tu vois, donc ils piquent pour revendre les fringues…

– Et puis plaque française, gros camion… et puis nous on avait laissé les sacs à l’arrière…

– Ouais c’était mal caché, un mec qui passait par là c’est clair qu’il les voyait.

– Donc en ce moment, Loïc on l’a envoyé à Lisbonne pour qu’il enquête, pendant une semaine (rires). Le bassiste. Non il est en vacances à Lisbonne, mais aujourd’hui il nous a écrit « ouais j’ai pas vu nos fringues » (rires) Donc du coup voilà, on nous a piqué quand même des bonnes fringues, fait chier quoi !

– En plus en tournée tu pars avec tes beaux t-shirts à porter sur scène !

– Mais oui, c’est comme quand tu pars en vacances ! (rires) Nos meilleurs fringues qu’on nous a piqué !

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– Du coup vous avez acheté le merch des autres groupes pour pouvoir vous habiller le lendemain ou … ?

– Ben on avait déjà le notre (rires).

– On a tourné avec les t-shirts Witchthroat Serpent quoi ! Par contre à Porto quand on est arrivé le lendemain on s’est arrêté à une boutique acheter des caleçons et des chaussettes.

– On a eu de la chance ! Il allait fermer il a eu pitié de nous il nous a laissé rentrer

– Moi heureusement j’avais mes fringues de concerts et quelques unes de rechange dans mon sac à dos donc je ne m’en suis pas trop mal tiré mais c’est vrai que les autres… (rires).

– Ca c’est la réputation qu’ont malheureusement l’Espagne et le Portugal

– Portugal oui ils ont une réputation de casseurs de bagnoles, c’est vrai que ton collègue te l’avait dit

– Ouais. Et puis à Porto après ce braquage, il a fallu que Loïc dorme dans le van, obligé hein, c’était ouvert, donc avec le matos dedans…

– Alors comment on fait pour choisir quelqu’un dans ces cas-là, on tire à la courte-paille ou … ? (rires)

– Ben c’était ou Loïc ou Fred, moi je conduisais.

– Et moi aussi, donc voila !

– Ou il fallait laisser le van ouvert avec rien dedans.

– C’est ce qu’on faisait après ouais, sauf les nuits où on laissait toujours quelqu’un dedans. Sauf la nuit où on a dormi sur une aire d’autoroute, ça aussi c’était pas mal !

– Ah oui en plein air, avec les sacs de couchage. On a super bien dormi ! Bon on était tellement fracassés …

– Sous les amandiers…

– T’avais les gens qui nous voyaient sortir le lendemain avec les sacs de couchage, « ça doit être des gitans »

– Ah oui et le pneu qui éclate le lendemain. C’était la série noire !

Live at Cheapstock Festival in Barcelona. Pic by Marta Estellés Martín
Live at Cheapstock Festival in Barcelona. Pic by Marta Estellés Martín

– Eh ouais le lendemain on s’arrête sur une aire de repos, Nico qui me dit « putain… le pneu ». Impossible à dévisser la roue, heureusement on a eu un routier super sympa…

– Puis en Allemagne le camion avait déjà bien morflé… Toutes les tournées avec Malhkebre, Habsyll

– Il a les étiquettes tu sais quand tu passes les frontières : Tchécoslovaquie, Danemark…

– Et maintenant le Hellfest rose ! (rires).

– Ah ouais attention celui-là … (rires) Bon après il n’y a pas grand-chose, c’est la dernière tournée qu’on a fait. La dernière date c’était au Cheapstock , le truc en plein air, c’était super, vraiment génial !

– Que de l’affiche doom ?

– Non, vachement psyché.

– Pour une 2nde édition en plein air ça va ils avaient bien les moyens ! Il y avait un bon son.

– Et puis nous on est habitués aux petites salles, ça fait bizarre de voir ton bassiste super loin (rires) tu ne vois même pas ses doigts.

– Au Hellfest c’était ça aussi

– Et puis au Hellfest, comme t’es habitué à jouer avec des petits jacks … (rires) Je me rappelle quand je faisais mes balances, quand j’allais chercher ma flotte à côté des amplis mes pédales venaient avec (rires) « hé merde ! »

– Du coup c’est une configuration différente si tu veux bien occuper la scène, te balader à gauche à droite…

– Oui, non, on ne se promenait pas trop… Mais c’était marrant parce qu’il y avait les cameramans d’Arte, du coup c’était bizarre quand tu jouais… Moi je joue souvent les yeux fermés, du coup quand je les ouvrais, j’avais un truc devant la gueule « ah putaaaaain ! » (rires) Ils sont partout quoi !

– Tout ça pour qu’au final…

– Ouais au final ce truc je ne sais même pas si un jour on le verra, à part si on devient bien bien connu !

– Parce qu’Arte c’est eux qui rediffusaient le Hellfest

– Ouais mais pas tous les groupes

– C’est peut-être les mêmes enregistrements pour le DVD du Hellfest qu’ils sortent chaque année

– Tu leur a envoyé un message ?

– Ouais mais ils n’ont pas répondu.

– Ah ouais c’est vrai tu leur avais envoyé ? Ah je ne savais pas…

Live at Le Burgaud. Pic by Lauren Gaynor https://www.facebook.com/LaurenGaynorPhotography
Live at Le Burgaud. Pic by Lauren Gaynor
https://www.facebook.com/LaurenGaynorPhotography

– Vous avez signé quelque chose ?

– Euh ouais juste au début un papier de la SACEM à remplir … Je ne leur ai même refilé (rires) Il a du rester dans mes affaires … On nous l’a piqué à Lisbonne ! (rires) Après il y a les anecdotes bizarres genre voilà j’ai pissé à côté de Phil Anselmo aux loges « Artistes », il était en train de boire sa bière et en train de pisser (rires) c’était rigolo.

– D’autres personnes croisées ?

– Euh on a croisé qui… on a croisé les WEEDEATER, Max Cavalera avec sa famille… et Alice COOPER ! C’est le seul que j’ai gueulé son nom, il a levé sa canne, ça m’a fait plaisir ! (rires) C’est gggggénial (ndlr : ceux ayant déjà entendu ce mot de la bouche de C. Kobal comprendront!) Il était tout maquillé, il marchait avec son cou là comme ça (imitation). En fait si tu veux on arrive, il y a les tentes avec MOTÖRHEAD qui jouait puis on se ballade dans le carré V.I.P et on se dit « oh tiens il y a un petit passage derrière les mainstages… » peut-être qu’on peut y avoir accès… On avait déjà le pass artiste là, le bracelet, et puis on va voir, on ne savait pas trop quelle heure il était on avait tous éteint nos portables, on ne connaissait pas le programme… Et je vois passer un musicos bien glam / punk, me suis dit « ah c’est peut-être Alice Cooper mais je ne sais pas à quelle heure il est » et là je vais vers le couloir, où il y a un petit tapis rouge et là putain il y a Alice Cooper ! Du coup je retourne les voir « Hey il y a Alice Cooper ! Il va passer là, il va passer ! » (rires) Et d’un seul coup tu le vois passer… Bon j’étais le seul mais je n’ai pas pu me retenir là « ALICE COOPEEEER ! » (rires) C’était quand même énorme. Et du coup il m’a dit « Ah c’est toi le guitariste de Witchthroat Serpent ! » Non c’pas vrai ! (rires).

– C’est une vision éphémère qui est passée dans ta tête !

– C’est ça ! Me suis dit il a pris le temps 5min pour venir me parler alors qu’il avait son show.

– Quand même vous devez être un des rares groupes qui en trois ans d’existence atterrit comme ça au Hellfest.

– Bah le doom / stoner c’est un truc qui marche bien donc je ne sais pas…

– Comment ça s’était passé ?

– Ben en fait c’est Alex (ndlr : Deadlight Entertainment / Hermetic) qui envoie toujours son pack d’artistes, il envoie 5 – 6 Cds et après ils piochent…

– Ou ils ne piochent pas…

– Ou ils ne piochent pas ! Enfin nous on a été sélectionnés comme ça.

– Il n’y avait pas d’autres groupes de chez Deadlight qui jouaient ?

– Ben il y avait CRUSHER, mais c’est un split qu’il a sorti… mais ils ne se sont pas basés que sur ce disque

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– Et au Hellfest ou sur d’autres dates, est-ce que des personnes sont venues vous découvrir parce qu’il y avait des membres avec un certain passif, toi avec DARVULIA, qui a une aura assez importante, ou encore avec SEKTARISM

– Ouais si, il y en a qui connaissent quand même.

– Oui il y en a qui connaissent mais je ne sais pas il n’y a jamais quelqu’un qui est venu me voir en me disant « j’aime bien Darvulia c’est pour ça que je suis venu là ça m’a interrogé »… Personne. J’ai pas de vu de metalleux ou de black metalleux à nos concerts.

– C’est dommage parce que c’est vrai que sur les chroniques c’est le nom qui ressort à chaque fois… On parle de « la nouvelle formation de C.Kobal»… De toute façon on a l’impression que maintenant les journaleux font des copier-collers l’un de l’autre

– Ouais mais c’est ça ! De toute façon ça se voit que c’est des copier-collers d’ailleurs parce qu’il n’y a pas marqué Darvulia mais Davulia (rires).

– Ah j’aurai pensé qu’il y aurait quelques personnes… parce que comme avec Darvulia vous aviez fait un seul live.

– Non ce n’est pas la même scène, souvent j’ai même essayé de faire de la pub pour Witchthroat Serpent sur le facebook de Darvulia, que j’ai d’ailleurs enlevé, personne ne vient te dire « oh c’est cool t’as un nouveau groupe stoner » tout le monde s’en fout quoi c’est des puristes ! (rires) Les black metalleux c’est des cons quoi, je ne les aime pas (rires) Et ça change justement dans le doom stoner parce que les gens sont cool, sympas… ils sont avenants ils ne sont pas … C’est super détendu quoi, on a joué avec 1886, c’est des jeunots mais excellents, quatre mecs adorables.

– Ben la fois où on est resté chez les flics jusqu’à 7h du matin, on leur a dit plusieurs fois « mais allez à l’hôtel, vous inquiétez pas, on s’démerde ! »et en fait ils sont restés et nous ont dit « votre problème c’est le notre, on reste avec vous »

– Ah ouais putain ils étaient vraiment adorables. Puis ils nous ont vachement aidé puisque c’était au Portugal, les portugais comprennent mieux les espagnols.

– Et nous on n’avait plus de GPS en plus …

– Ah ouaaais le GPS qui merdait en plus, l’allume cigare qu’était grillé…

– Tournée old school !

– Ou encore avec l’I-phone… putain mais comment ils faisaient les groupes à l’époque… 

– Ah ben les cartes Michelin!

– T’écris ! On avait tout noté, ,tout imprimé … Avec Habsyll on avait fait comme ça

Habsyll il y avait eu de la tournée à l’étranger ?

– Oh oui il y avait quasiment que ça… Tchécoslovaquie, Berlin, Allemagne, la Hollande, Danemark…c’était énorme on a joué à Copenhague… C’était gggggénial ! (rires) Ouais c’était cool, en espérant aller plus loin avec Witchthroat.

Live at Hellfest 2015. Pic by Camille Fabro / Shoot me again webzine. www.camillefabro.com.
Live at Hellfest 2015. Pic by Camille Fabro / Shoot me again webzine.
http://www.camillefabro.com.

– Et Fred, la dernière fois qu’on s’est vus, tu disais que les CDs ça ne se vendait plus, que le format K7 se vendait beaucoup plus !

– Ouais ! Alors moi je tiens un fichier Excel en fait, manière de surveiller les ventes des Lps, t-shirts… Et le truc c’est que, ouais les Cds on en a vendu une quinzaine et dés que le vinyle est sorti il y en a au moins quarante ou une cinquantaine qui sont partis mais vraiment en l’espace de deux-trois semaines ! Mais les tapes partent bien ouais, parce que c’est un petit prix … c’est 5€ l’objet !

– Et puis c’est un bel objet quand même !

– Pas mal de labels qui réinvestissent là-dedans et sortent des artworks innovants et originaux.

– Ouais c’est ça, puis de passer du CD à la tape, comme on avait plusieurs matériaux c’était l’occasion de sortir des artworks différents ! L’objet change, c’est vrai qu’il n’est pas cher… Plus facile de soutenir l’artiste je pense

– Et puis le vinyle on avait une édition limitée en violet…

– Ah par contre le vinyle c’est un truc de collectionneur !

– Et du coup le violet collector est parti comme des petits pains il ne nous en reste plus beaucoup des « purple haze ».

– Il a l’air bien rose fushia !

– Ouais c’est vrai il est un peu rose, mais surtout sur les photos (rires) « Heu il est purple… heu il est pink ! Allé il est pink haze ! » (rires). 

– Et le choix du Drudenhaus studio ? C’est quoi qui a motivé ce choix ? Comme il y a de plus en plus de groupes qui s’y rabattent, est-ce que c’est des productions sorties de là-bas qui vous ont bien botté ?

– C’est la personne ! On a déjà bossé avec lui avec Sektarism déjà, et puis ça s’est hyper bien passé, on a eu un échange fort quoi… Perso, comme j’avais déjà fait du studio ici, j’avais enregistré tous les trucs des Apôtres ici, le Witchthroat Serpent aussi et j’ai vachement appris avec Benoît c’était excellent ! Il est trop fort. Tu le vois travailler tu te dis « boaaaaaaf… »

– Ouais j’en ai des bons retours, autant dans le black que dans le rock.

– Ouais non mais il est vraiment passionné de ce qu’il fait et du coup… c’est la grosse claque quoi !

– Et c’est marrant parce qu’il fait plein de prod’ au final et puis on ne trouve pas de contact sur le net.

– Parce qu’il est déjà chargé.

– Le mec n’a même pas besoin de carte de visite, son planning est déjà booké.

– Ouais je pense que beaucoup de monde y va, comme SOROR DOLOROSA qui y est repassé cet été, ALUK TODOLO aussi c’est pareil… C’est super bien, t’es à la campagne.

– Ouais le gars a l’air bien, moi je ne le connais pas je n’y ai jamais été.

– Tu vas voir, bientôt !

– Ouais, dans deux semaines là ! Le deuxième album…

– Et c’est parti pour une semaine du coup ?

– Ouais, six jours de studio!

– Enregistré tout en live, tout en bandes normalement si ça se passe bien… Parce qu’à l’enregistrement de Soror Dolorosa il y a un truc qui a pété.

– Le moteur du magnéto. Du coup, plus de bandes… Bon après au pire on fera du numérique mais…

– C’était prévu en analogique c’est ça ?

– Ouais. Soror a fait aussi comme ça mais ça a pété pendant l’enregistrement, du coup on ne sait pas… Pour remplacer le matériel apparemment c’est à San Francisco (rires) Mais il me dit que les pros sont là, il a payé d’avance la réparation. Mais il n’est même pas sûr que ce soit réparable quoi. S’il faut, il faut le jeter.

– Si on le fait en numérique je vais pleurer quoi.

– Ah c’est la loose ! Après il le fera très bien hein, il n’y a pas de soucis, mais dans l’esprit… On voudrait faire le son old school quoi.

Live at Cheapstock Festival in Barcelona. Pic by Marta Estellés Martín
Live at Cheapstock Festival in Barcelona. Pic by Marta Estellés Martín

– Et toujours au niveau de la production moi je voulais savoir comment ça s’est fait le contact avec un label outre-Atlantique ? J’ai vu que c’était sorti sur Emetic, label dans le Michigan.

– Ben c’est lui qui nous a écrit un message comme quoi ça l’intéressait de sortir l’album en vinyle.

– Ca a été sec hein !

– Sec ouais ! (rires)

– Même pas « Salut bonjour je me présente… », c’était « Ca vous dirait de sortir votre album en vinyle sur Emetic records? », comme ça !

– Tu regardes les références c’est quand même le store officiel aux USA pour EYEHATEGOD, PENTAGRAM …c’était une bonne surprise du coup ?

– Une très bonne surprise ouais !

– On était content on ne le connaissait pas en plus ce label. On avait démarché plein de labels…

– Ah oui à la base c’était sorti en CD d’abord parce que personne n’était intéressé par une sortie vinyle pour un premier album…

– Ouais personne ne voulait de nous. Je crois que personne ne veut toujours de nous (rires).

– Si il y aura toujours Alex ! (rires)

– Ah Alex, le seul mec qui a voulu sortir ça en CD c’est un mec que je connais depuis 15 ans quoi ! (rires)

– Pour en revenir sur le merch, il y a un t-shirt sorti, alors celui dans des tons gris… Vous voyez lequel ? Ben de toute façon vous n’en avez que deux…

– Trois !

– Ben je m’interrogeais sur le design justement… C’est une sorcière ?

– Oui, qui a été remaniée par Loïc notre bassiste. Elle a un serpent dans la gueule, puis on a intégré le logo du groupe. C’est Aurore, une amie, qui nous l’a fait. C’est elle qui a travaillé sur tout le groupe, avec ARCHILUX.

– Ouais c’est mentionné partout, sur le bandcamp… Dés qu’il y a le logo de Witchthroat Serpent faut qu’on la mentionne. Et pour le 2nd album on a rencontré des espagnols au Cheapstock.

– On les avait vus aussi au Day of Doom mais on ne leur avait pas parlé.

– Ah ouais c’est vrai. Bon donc c’est le BRANCA STUDIO en fait ils travaillent sur des pochettes ils font des trucs … des affiches de concerts, des t-shirts, des patchs…. Donc on les a contacté pour le 2ème album, on sait qu’on va avoir un super truc ! Ils sont… enfin moi j’adore !

– Ils ont un bon esprit ouais!

– Super esprit ! Vraiment dans le doom/stoner crade, t’as pas mieux quoi !

Live at Hellfest 2015. Pic by Camille Fabro / Shoot me again webzine. www.camillefabro.com.
Live at Hellfest 2015. Pic by Camille Fabro / Shoot me again webzine.
http://www.camillefabro.com.

– Bon après je n’ai plus trop de questions… Si on passe à celle d’actualité, qu’est-ce qui est en projet / sortie ?

– Heu … Ben le deuxième album ! En CD dans un premier temps et puis après … en vinyle quoi on verra !

– Quand quelqu’un se décidera à vouloir vous sortir ! (rires)

– Ouais voilà parce que c’est fini on ne contacte plus personne ! (rires) On en a marre d’envoyer des trucs promos de partout là. Bon on a que ça de prévu pour le moment, je pense que ça sortira fin mars-avril 2016, pour le CD.

– Le temps qu’on finalise bien comme il faut, le mastering… Il sortira en fin d’année peut-être pour le vinyle, le temps de mettre en place les artworks …. Le vinyle je ne sais même pas combien de temps, je crois que ça prend 3-4 mois pour les faire, je crois même que Seb m’a dit que c’était encore pire maintenant.

– Ah ouais ?

– Ouais, parce qu’il y a plein de gros labels qui font presser du vinyle, donc ils ressortent plein de vieux trucs, des ré-éditions… et apparemment ils saturent la fabrication, forcément ils sont prioritaires par rapport aux indépendants donc tu passes toujours derrière, derrière… Avant ça prenait 2-3 mois maintenant on est passé à 4-5 mois. Il faudrait que d’autres fabriques se montent

– Avis aux monteurs d’entreprises… là il y a de quoi faire !

– Ca ne doit pas être facile n’empêche, le prix des machines doit être terrible !

– Me semble avoir lu un article comme quoi effectivement c’était saturé et qu’il n’y a que quelques machines en France, enfin je ne sais pas où vous faites presser le vinyle vous ?

– En Tchéquie, pratiquement tout le monde fait presser là-bas. Même le label qui est américain.

– Ca fait bizarre de te voir sans la frange !

– Ouais je l’ai enlevée il y a deux mois, je laisse repousser… C’est mieux ou c’est pire ?

– C’est une question ? Ah bhé c’est mieux sans la frange ! Moi je ne suis pas fan des franges, en fait ça me fait penser à Dickinson (rires) j’ai jamais aimé les franges… Enfin je ne sais pas, chez les filles ça va mais chez les mecs… Dickinson, la pire frange du heavy metal ! (rires) 

– Dans la période old school ?

– Ben les 80′, « Fear of the dark » tout ça…

– Oh « Fear of the dark » je ne crois pas qu’il l’avait…

– Si si je crois qu’il l’avait encore… C’était l’apogée.

– Ah ouais peut-être… L’apogée de la frange ! (rires) Alors je pensais m’en faire une pour Witchthroat Serrpent pour faire un peu genre… (rires)

– Regarde la tête de Nico je pense que c’est même pas la peine ! (rires)

– Et Steve Harris il a toujours sa frange non ?

– Oh oui toujours, ben lui il crèvera avec sa frange…c’est obligé !

– Non mais toi faut que tu gardes ta touffe de Cousin machin ! (rires)

– C’est vrai que sur les live on ne voit pas beaucoup ta tête !

– Mais c’est dur de remonter à chaque fois cette grosse masse de cheveux là…Enfin voilà, je ne sais pas après il n’y a pas grand-chose d’autres à raconter.

 Live at Cheapstock Festival in Barcelona. Pic by Marta Estellés Martín

Live at Cheapstock Festival in Barcelona. Pic by Marta Estellés Martín

– Je vais passer à l’espèce de question avec le chiffre 3 ! Alors aujourd’hui je suis retombée sur un bouquin qu’un mec de Besançon a écrit, il a fait pas mal d’écrits sur la scène punk rock / hardcore… Nasty Samy. Et donc il a sorti un genre de bouquin où il interroge des acteurs de la scène sur le premier t-shirt de groupe qu’ils ont acheté, du coup je suis partie sur la question qui va peut-être ne pas être simple à se remémorer : quels sont les trois premiers t-shirts que vous avez acheté ? Alors il y a un bonus si vous ne vous rappelez vraiment pas, on fera les trois derniers achetés

– Rhô putain moi je me rappelle de mon tout premier t-shirt que j’ai acheté ça c’est sûr ! Après 2ème et 3ème c’est un peu chaud… Mon 1er c’était un des DINOSAUR JR. !

– … Connais pas.

– Tu connais pas Dinosaur Jr. ?!

– Non …

– C’est un groupe de grunge là de l’époque… L’album de « Feel the pain » avec une espèce de ghoul qui se fait étrangler ! Avec Jay Mascis… Tu connais pas ?! Meeerde alors !

– Et toi Nico c’était quoi ton 1er ?

– Un t-shirt d’AC/DC ! (rires) « Fly on the wall » !

– Excellent !

– 2ème, 3ème vous ne vous souvenez pas ?

– Pfff… CANNIBAL CORPSE et DEATH je pense !

– Moi ça devait être NIRVANA ou autre chose je ne sais pas.

Nirvana bof… J’ai direct été attiré par le death metal moi après !

– Et du coup c’était toi Fred qui devait voir Nirvana à Toulouse et qui les avait raté et finalement…

– Ah oui oui la date qu’ils avaient fait en 94′, je devais y aller puis je m’étais dit « boh ils repasseront » (rires) mais il est mort…quel con putain j’ai raté ça. Enfin bon.

– Et dans les derniers t-shirts du coup ?

– Heu ben moi c’est Alice Cooper ! (rires) Après le Hellfest !

– …

– En fait t’as pas acheté de t-shirts !

– Si mais il y en a pas mal avec Necrocosm (rires).

– « Ben le dernier c’était pas OSCULUM INFAME ? » (rires) « Fais un peu de pub merde !» (imitation de Berzerk, manager chez Necrocosm prod’) Oh putain Berzerk… il va être fou !

– Ah comme on se dit avec Anto, « putain les imitations de Fred c’est ggggenial » mais alors celle-là !

– « Quel CONNARD ce Kobal ! » (rires)

– Ben du coup on restera sur l’Osculum alors, c’est vrai que c’est le dernier en date

– … J’en ai même pas d’Osculum ! (rires)

– Putain … Bon après tu reviendras, quand on aura fait le Roadburn, une tournée avec COVEN(rires).

***

« The Red Dragon was there!
Our new full length is now being recorded & mixing.
Recorded live in one day, between trance and restraint a new offspring was born!
Follow the striped Dragon, the witch has come and shows you the circle! »

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